Semaine du 14 au 20 juin
Le mot du Président.
Ce 13 juin, vous avez voté pour le RWF. Ce 13 juin, vous avez voté pour vous. Vous avez bien voté.
Nous n’avons pas gagné ces élections. Nous ne les avons pas gagnées pour de multiples raisons. Ces raisons ne tiennent pas à la justesse de notre analyse, ni à la qualité de notre programme.
Nous n’avons pas gagné ces élections, ni dans les urnes, ni au décompte des voix.
Nous avons gagné ces élections dans les esprits, nous avons gagné en notoriété. Nous avons gagné en visibilité. Depuis le 13 juin 2004, nous avons surtout gagné en crédibilité.
Il y a eu un choc. Les croyances sont déstabilisées.
Déstabilisées les croyances dans la pérennité de la Belgique.
Déstabilisées les croyances dans le « bon sens » des « bons » flamands, les extrémistes ne sont plus une minorité.
Déstabilisées les croyances dans un avenir commun alors que même les extrêmes droites sont dissemblables.
Déstabilisées les croyances de nos politiques dans l’efficacité de la politique spectacle parsemée d'effets d'annonces qui n'aboutissent à rien, si ce n'est à provoquer chez les citoyens des attentes et donc des frustrations.
Les choses bougent, nos analyses se confirment. Les réponses à apporter à la marée brune qui a envahi la Flandre et qui se répand en Wallonie par certains hommes politiques flamands — les francophones sont responsables de la montée du Blok en Flandre ! — sont affligeantes.
Les choses bougent, nos analyses se confirment. Il s’agit bien, en tout premier lieu, de remettre le citoyen au centre du débat: mais peut-on espérer une simplification administrative et institutionnelle qui rende l'Etat et ses services accessibles aux gens ? Mais peut-on espérer des gouvernements ou exécutifs qui viseraient à l'efficacité plutôt qu'au partage d'influence ? Mais peut-on espérer que la valse des ministres, qu'ils soient présidents ou non, qui tenait plus du règlement de compte que de la nécessité, sera rangée dans les oubliettes? Que les comportements personnels de ceux qui nous gouvernent seront sans taches ?
Non, bien sûr ! Nous ne sommes pas encore en République.
Il faudra encore attendre pour que les choix de société soient clairs et cohérents, pour que le citoyen puisse réellement poser un choix. Pour que les élus parlent d'emploi, de logement, de justice, de sécurité, d'immigration, de mondialisation de l'économie, de transparence politique...
Il faut attendre, pour tout cela. Il faut attendre notre réunion à la France.
L'avenir fait encore peur à nombre de nos citoyens. Ils ont joué la (fausse) sécurité cette fois-ci encore, certains se sont même égarés vers d’autres mirages, plus sombres.
Pourtant, la population commence à se rendre compte que nous avons un projet porteur pour les Wallonnes, les Wallons, les Bruxelloises et les Bruxellois... Que c'est l'avenir que nous préparons. Avec courage et lucidité.
Les partis traditionnels foncent la tête dans le mur, ils ne seront pas à même de respecter leurs promesses. Ils veulent sauver une Belgique que les flamands veulent supprimer ! D'abord scission de Bruxelles-Halle-Vilvorde, ensuite la sécurité sociale, la SNCB, la Justice, etc. Il n’y a plus de garde- fous en Flandre.
L’important, pour chacun d’entre nous, sympathisant, militant, c’est de répondre, politiquement, pédagogiquement aux inquiétudes des gens. De leur parler, de leur parler notre projet et du pourquoi de son existence.
Notre travail à tous, vous aussi qui me lisez, travail indispensable, c’est de consolider notre parti, de rencontrer ceux qui ont comme préoccupation et volonté politique l'existence de la Wallonie et son épanouissement.
A chacun d’apporter selon, son temps, sa situation personnelle, ses moyens financiers, son dévouement à la cause.
Je suis optimiste. Si nous le voulons, si nous nous en donnons la force, notre parti continuera et s'amplifiera pour aboutir, dès la prochaine élection, à faire davantage passer notre message d’espoir. La Flandre va nous y aider. Di Rupo, en prêchant l’union, va également nous aider, il obtiendra la désunion. Mais il ne suffit pas d’attendre des autres. Allons de l’avant, tous ensembles. Les membres du Comité, comme moi-même, sommes à votre disposition pour venir en parler avec vos amis, vos voisins, n’hésitez pas à nous contacter.
Je suis confiant dans l'avenir, je suis confiant dans les électeurs, dans les sympathisants, et bien sûr dans les membres et les militants du Rassemblement Wallonie France.
Aujourd’hui déjà, notre influence est de loin supérieure à nos résultats électoraux. Nous sommes des « éveilleurs ». Nous serons là quand les Wallonnes et les Wallons s’éveilleront.
Nous avons virtuellement gagné ces élections, nous gagnerons les prochaines !
Au nom du comité de la section du Brabant wallon, je vous souhaite d’excellentes vacances et j’espère vous retrouver toutes et tous prêts au combat pour les prochaines échéances.
Claude Thayse,
Président de la section RWF Brabant wallon
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