Discours du Président d'arrondissement au Sixième Congrès du RWF

Je souhaite tout d’abord remercier tous les militants de la section pour m’avoir demandé de parler en leur nom à l’occasion de ce sixième Congrès du Rassemblement Wallonie-France.
Mes chers amis, comme d’autres, le Brabant wallon est une province (désolé de ne pas encore pouvoir utiliser le mot département), est une province disais-je, située aux avant-postes de notre combat.
Nous sommes chaque jour confronté dans notre vie quotidienne, aux sournoises tentatives de la Flandre, d’avancer petit à petit, à pas feutrés vers un accroissement de sa zone d’influence.
En Brabant wallon c’est notamment:la circonscription électorale qui est proposée comme monnaie d’échange (par le MR) aux exigences flamandes de scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Pour des gens qui ne sont pas demandeurs, c’est pour le moins amusant.
Coté Cdh, j’entends encore Joëlle Milquet dire avant les élections ; la scission c’est « onbespreekbaar » ! Pas discutable dites-vous ? MENSONGES ! Les partis wallons et francophones rivalisent d’ingéniosité pour trouver comment capituler sous prétexte de bonne volonté, de compréhension, et de loyauté fédérale (ce sont des mots qui font pouffé de rire de l’autre côté de la frontière linguistique).
Une proposition existe donc, pour modifier à nouveau la loi électorale en vue de réintroduire le droit de présenter des listes flamandes en Brabant wallon. Le stade suivant qui en découle tout naturellement, c’est la présence de listes flamandes aux élections communales… et comme les Flamands commencent à être nombreux dans certaines communes… Nous appelons à la vigilance. Pas de marchandage ! Nous nous posons aujourd’hui en défenseurs de l’intégrité linguistique française du Brabant wallon. Le Brabant wallon est wallon et doit le rester, dans son intégralité.
Autre souci, c’est la tentative d’implanter à Saintes, près de Tubize (non, on ne dit pas encore Tubeke), d’un deuxième parc industriel aux frontières de la Flandre. Les emplois y seraient majoritairement … flamands.
En effet, si l’on prend l’exemple de Saintes 1, on remarque que la proportion de Brabançons wallons, de Tubiziens, de Saintois qui y travaillent est dérisoire. Les entreprises qui s’y installent sont majoritairement flamandes (les coûts d’occupation des terrains sont moins chers et l’environnement plus agréable), ou emploient du personnel bilingue, donc flamand, puisqu’il suffit souvent pour ceux-ci de savoir baragouiner le français pour être catalogués comme bilingue. Les emplois promis par nos excellences ne seront donc pas pour les Brabançons wallons. Les nuisances, oui !
Restons dans le chapitre nuisances. Depuis le plan Anciaux (vous savez, celui qui dit sans sourcilier -car il a raison- que les Wallons commencent toujours par dire non et finissent toujours par dire oui !); depuis le plan Anciaux, le détournement du trafic aérien vers les communes de Waterloo, la Hulpe, Grez-Doiceau, Chaumont-Gistoux, etc. est insupportable. Mais, … il ne faudrait pas survoler Leuven ! Leuven c’est en Flandre. Tout comme l’est l’aéroport de Zaventem (on ne dit plus Bruxelles National, sauf en Wallonie) cet aéroport est situé en Flandre et donne prioritairement de l’emploi aux flamands – avec un financement wallon, (merci Monsieur Kubla…) - on dévie les nuisances sur Bruxelles et le Brabant wallon. C’est tout à fait INACCEPTABLE !
Au chapitre transport en Brabant wallon, la cerise sur le gâteau, c’est le RER au rabais. Si l’on compare le niveau des investissements de la SNCB en Flandre et en Wallonie on s’aperçoit que l’on passe du simple au quintuple. Je vous laisse le soin de deviner à qui on laisse les miettes et où on ferme les gares.
Et puis, … ce sont des annonces de plus en plus nombreuses en flamand, parfois exclusivement (oui, oui, en Brabant wallon !!), pour des terrains et maisons à vendre, de la publicité, des enseignes commerciales…
La liste est malheureusement longue, très longue, trop longue. Et nous ne pouvons rien espérer de nos élus. Ils sont trop préoccupés à se demander comment capituler à chaque fois … sans que cela se voie.
Face à toutes ces menaces, d’autres encore et celles à venir, le dynamisme de la section est pour tous ses membres une source d’encouragement à poursuivre son action. Avec les moyens du bord bien sûr, mais avec un enthousiasme sans faille.
Nous avons, comme d’autres sections, mené de nombreuses actions: distributions de tracts et affiches (Saintes 2, SNCB) assisté à des réunions de comités de riverains (Saintes 2, Plan Anciaux de dispersion des vols à Grez-Doiceau), créé un site Internet propre à la section Brabant wallon pour ce qui est spécifiquement local etc…
Nous souhaiterions aller plus loin dans l’action et cela en concertation, en coordination avec les autres sections afin que l’on parle encore plus souvent du Rassemblement Wallonie-France et ce partout en Wallonie et à Bruxelles. Mais aussi en France et Flandre.
Aux représentants des autres sections nous disons aujourd’hui, nous sommes prêts, vous pouvez compter sur nous. Ensemble nous pourrions faire quelques coups d’éclat qui ferait parler de nous afin que nous puissions diffuser nos idées. Elles ont de plus en plus d’échos parmi nos compatriotes. (J’ouvre ici une petite parenthèse: Permettez-moi de remercier Philippe de Saxe Cobourg pour son petit coup de main récent). Les réactions flamandes à ses propos ouvrent les yeux de nos compatriotes wallons.
Nous voulons et nous sommes prêts à nous investir d’avantage. Toujours dans le strict respect des différences qui enrichissent notre rassemblement et donc, en restant viscéralement attaché au pluralisme et à la démocratie.
Vive la Wallonie, vive la République et Vive la France !
Laurent Brogniet, Président de la section de l'arrondissement du Brabant wallon du RWF
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