L'Avenir, le 2 juin 2010


Vers l'Avenir, le 2 juin 2009


La Dernière Heure, le 23 mai 2009


Le Soir, le 23 mai 2009


Vers l'avenir, le 19 mai 2009


Métro, le 16 mars 2009


La Tribune, le 23 décembre 2008



Pierre Kroll dans "Le Soir" ce 20 décembre 2008: cliquez sur l'image ci-dessus.


Dossier sur le R.W.F. publié ce 20 septembre 2008 dans le Figaro Magazine. Cliquez ici


Le Soir, le 20 septembre 2008


Vers l'Avenir, le 17 novembre 2007


Vers l'Avenir, le 16 novembre 2007


Communiqué de presse du R.W.F. - 15 novembre 2007

Avec le refus flamand de nommer trois bourgmestres francophones de la périphérie, la Belgique agonisante vient d’accoucher d’un abcès « fouronnais » de plus de 50.000 habitants. Ce nouveau coup de force nous rappelle que la Belgique n’est plus un Etat de droit.

Pour la Wallonie et Bruxelles, le temps est venu de rompre définitivement avec une tutelle belgo-flamande oppressive et de choisir la liberté.

L’orange bleue doit quitter la scène. Le Roi, dont toutes les initiatives échouent, a été objectivement désavoué par la Flandre. Son devoir est de révoquer le formateur Leterme, sous peine d’être accusé de complicité avec cette dernière

Quant aux quatre partis francophones officiels, ils doivent reconnaître la faillite du fédéralisme belge et faire preuve de dignité. Ils ont supplié les partis flamands d’accomplir un geste fort pour « laver l’affront du 7 novembre ». Comme geste fort, ils viennent de recevoir un soufflet supplémentaire, qui est aussi un coup de poignard dans le dos de la démocratie.

Si M. Maingain reste à la table des négociations après avoir claironné le contraire, il entrera définitivement dans la galerie des matamores du Royaume.

Quant à M. Di Rupo, il a annoncé son soutien et sa participation à la manifestation belgiciste et monarchiste de dimanche prochain à Bruxelles. Ce faisant, ignore-t-il qu’il pourrait y être sifflé et insulté par ce cortège hétéroclite de nostalgiques qui n’ont qu’un seul but : faire plier les partis francophones au nom de la sauvegarde illusoire d’une Belgique déjà frappée à mort par le nationalisme flamand.


Communiqué de presse du R.W.F. - 8 novembre 2007

Le R.W.F. constate que le deuxième échec de M. Leterme et le coup de force flamingant commis au parlement n’ont pas empêché le roi de maintenir en fonction le formateur. Ceci indique une fois de plus que le Palais Royal est l’otage du CD&V et de la N-VA et, plus généralement, de la Flandre.

Le R.W.F. observe d’autre part que les négociateurs francophones, après avoir reçu une gifle, acceptent dès le lendemain de reprendre les pourparlers avec la Flandre. En tendant ainsi l’autre joue, ils trahissent les véritables intérêts des Wallons et des Bruxellois tout en prouvant leur insatiable appétit de pouvoir. Par ce comportement, Mme Milquet et Messieurs Reynders et Maingain annoncent dès aujourd’hui de nouvelles humiliations. Enfin, plus que jamais, M. Maingain se montre complice du belgiciste Armand De Decker en se déjugeant sans honte d’un jour à l’autre.

Le R.W.F. appelle à nouveau les responsables francophones à faire preuve de dignité en arrêtant des négociations désormais inutiles.

Il rappelle que la seule solution qui offrira une pacification et un avenir à la population consiste à entamer un processus de divorce à l’amiable et à nous tourner vers la République française afin de définir avec elle une communauté de destin.


Vers l'Avenir, le 17 septembre 2007


Divorçons!
Entretien avec Paul-Henry Gendebien pulblié dans l'édition de cette semaine du Journal du Mardi. Cliquez ici


La fin annoncée de la Belgique
Le dossier complet publié par la Libre Match dans son édition de la semaine du 23 au 29 août 2007 avec l'interview de René Swennen. Cliquez ici


La crise belge
Article de Serge Truffaut publié dans le Devoir (Montréal) ce 31 août 2007.

Cela fait 78 jours que la Belgique est un pays sans tête, sans gouvernement. En effet, si les chrétiens-démocrates flamands (CD&V) dirigés par Yves Leterme ont hérité du plus grand nombre de sièges lors des législatives du 10 juin dernier, ils ne sont pas parvenus à s'entendre avec des partis tiers pour former le cabinet. Pourtant, Dieu sait combien de tentatives ont été menées par le grand chef du CD&V auprès des adversaires d'hier et des ennemis de demain pour composer un gouvernement qui se tienne.

Mais voilà: le scrutin proportionnel plurinominal favorisant la dispersion des voix, l'éclatement politique, personne ne veut s'entendre avec personne. À cause de quoi? De la ferme volonté manifestée par les Flamands d'obtenir davantage de pouvoirs et celle, tout aussi prononcée, des Wallons, francophones, de s'opposer à une autre ronde de négociations qui se traduirait par une énième soustraction d'administrations ou de dossiers dévolus à l'État central. En clair, les Wallons veulent le maintien d'un système fédéral, les Flamands souhaitant l'émergence d'une confédération.

À l'origine de cette crise, on retrouve cette montée en puissance du nationalisme flamand, voire de l'extrême droite. À coups de vociférations sur le mode «les Wallons sont des paresseux à qui profite économiquement la répartition des richesses inhérentes au fédéralisme», les leaders des diverses formations brunes ont fini par convaincre un nombre appréciable de Flamands qu'il était de nouveau temps de se battre pour rapatrier davantage de pouvoirs. S'ils obtiennent ce qu'ils souhaitent, alors l'unité de la Belgique sera réduite à deux entités: le roi et l'armée. Car les Flamands, renforcés notamment par l'affaissement des socialistes au niveau national, veulent beaucoup, exigent énormément.

Qu'on y pense: après avoir constamment refusé d'effectuer des transferts interrégionaux, les Flamands entendent mettre la main sur la gestion de l'emploi, celle de la fiscalité, l'exercice de la justice et l'éclatement de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde. Parce qu'il bouleverserait le statut de la capitale, ce dernier élément est au centre, dit-on, du combat qui oppose les deux camps.

Révélateur de la gravité de la crise actuelle, le roi Albert II a mis la main à la pâte à plus d'une reprise pour trouver une issue. Il a nommé un médiateur une fois. Puis une deuxième fois. Il a rencontré tout ce que le pays compte de personnalités politiques influentes. En vain, pour l'instant du moins. La Belgique étant, selon les observateurs d'un jeu au demeurant «compliqué complexe», plus fragile que lors de la crise linguistique du début des années 60, il semble que les Flamands n'entendent pas lâcher prise. D'autant moins que le nombre d'entre eux qui rêvent désormais d'indépendance est plus élevé que jamais.

L'ambition des leaders des partis flamands étant l'autonomie complète, il faut s'attendre à ce que la crise actuelle perdure pendant des semaines, voire des mois. En un mot, les rapports de force qui se poursuivent entre Wallons et Flamands sont si empreints de repli sur soi qu'il serait étonnant que la Belgique demeure en l'état.


Chronique d'Alexandre Adler
publiée dans le Figaro du 25 août 2007.

La Belgique va-t-elle demander le divorce ?

Personne ne se souvient plus de la vieille histoire soviétique où un secrétaire de cellule du parti demande à l'une de ses ouailles pourquoi elle n'était pas présente à la dernière réunion. Et la réponse de fuser : « Si j'avais su qu'il s'agissait de la dernière réunion, je serais venue. » Cette histoire a disparu avec la défunte Union soviétique et voici qu'on peut se la poser très sérieusement avec la Belgique. Pourquoi ne fait-on pas attention à l'ultime crise ministérielle qui a amené le roi, pour l'instant, à renoncer à installer un nouveau gouvernement de centre droit ? Tout simplement parce que l'on ne sait pas encore qu'il pourrait bien s'agir de la dernière crise de ce type.

Dans ce long et interminable divorce belge, on en a pourtant fini avec le stade des invectives et des tentatives de réconciliation, la parole est à présent aux avocats des deux bords. Car le véritable ultimatum qu'adressent, unanimes, les partis flamands au Sud français du pays (et non francophone du pays), n'est déjà plus celui d'un partenaire excédé, mais le mandement par huissier d'un adversaire résolu : cette fois-ci, la Flandre demande que l'on coupe les dernières amarres qui faisaient l'État belge, que ce soit en matière de Sécurité sociale, où les Français de Belgique devront rembourser au Nord plus austère leur excès de dépenses de santé, que ce soit en matière de politique étrangère, y compris de Code de la nationalité, que ce soit, bien sûr, en matière de politique économique, où les deux entités devraient se débrouiller essentiellement avec elles-mêmes, sans redistribution véritable. À cette véritable dépêche d'Ems, les partis français ont répondu en décidant de se concerter unanimement entre eux. Lorsque deux entités qui sont censées former un seul État en sont à ce que leurs partis politiques aient sans aucune exception décidé de se réaligner sur des réalités nationales, la Yougoslavie - les optimistes diront la Tchécoslovaquie - n'est en effet pas très loin. Malheureusement, la Belgique ne se situe pas sur une marche frontière quelque peu exotique de l'Europe, mais en son coeur, là où s'édifie tant bien que mal un embryon d'État continental, à Bruxelles.

Dans cette situation, on peut - ce qui fait l'unanimité actuelle des gouvernements voisins incrédules - chercher à tergiverser aussi longtemps que possible afin de conjurer le cauchemar. Même si l'Espagne, en proie à l'affirmation croissante de l'identité catalane, et la Grande-Bretagne, qui craint un peu, sans trop le dire, pour l'Écosse, seront en flèche pour essayer de préserver un paravent quelconque d'État belge, il n'est pas évident que ce soit, au point où nous en sommes parvenus, la moins mauvaise des solutions. Et pour commencer, il faut cesser de diaboliser le nationalisme flamand dont beaucoup de Français ont fini par croire que Jacques Brel avait tout dit sur lui, il y a vingt ans de cela : « Nazi pendant les guerres et catholique entre. » Ce n'est évidemment pas faire justice à l'immense émancipation culturelle flamande qui s'est produite dans les quarante dernières années et nous a donné des artistes exemplaires de langue néerlandaise : le romancier Hugo Claus, les frères Delvaux (ndr: André et Paul n’étaient pas parents), le peintre et le cinéaste, et bien entendu, dans le domaine de l'opéra, Gérard Mortier.

La réalité, c'est que la société flamande, cette petite Bavière maritime, est en proie à un dynamisme économique et social remarquable, ayant réussi sa mutation linguistique, et dispose d'une population exactement équivalente à celles du Danemark ou de la Norvège. Méfiante à l'égard de la Hollande voisine, la Flandre indépendante serait en fait, assez vite, le plus francophile et le plus latin des États germaniques de l'Europe du Nord. Le dogme de la diplomatie française consistant à tout faire pour maintenir la Flandre en Belgique doit donc être révisé d'autant plus vite et radicalement qu'en prenant en main la revendication nationale, les chrétiens sociaux et leurs alliés libéraux et socialistes ont fait reculer l'extrême droite locale (ndr : le Vlaams Belang est malgré tout virtuellement le premier parti de Flandre) aussi efficacement que Sarkozy, en France.

Mais voilà, les Wallons et les Bruxellois n'auront aucune envie de former un État croupion symétrique. Comme chacun devrait le savoir, c'est le 14 Juillet que l'on fête à Liège, c'est à Paris que l'on a sacré Michaux, Marguerite Yourcenar, Simenon et même le prix Nobel de littérature belge, Maurice Maeterlinck, qui jugeait sa langue natale flamande impropre à la littérature. En se choisissant une non-capitale à Namur, en intitulant sa représentation à Paris « communauté française » et non « communauté francophone », nos compatriotes d'outre-Quiévrain nous ont déjà tout dit. Comme Helmut Kohl en 1990, Nicolas Sarkozy a donc toutes les chances de devoir gouverner une France plus grande, un peu appauvrie par la crise industrielle chronique de ses nouvelles régions irrédentistes, et un Parti socialiste certes écrêté de ses élites les plus parisiennes, mais recentré sur la vieille base populaire du Borinage et de la vallée de la Meuse, pour ne pas parler des bobos bruxellois qui valent bien les nôtres.

Qui disait que l'histoire ne nous réservera pas quelques grosses surprises, surtout là où on ne les attendait pas.


Carte blanche de Paul-Henry Gendebien
publiée dans Le Soir du 23 août 2007.

Flamands et francophones doivent entamer le processus de divorce à l’amiable. « La Flandre doit choisir entre le beurre (flamand) et l’argent du beurre (belge) ».

En juin 2007, plus que jamais, la Flandre a voté « flamand », la Wallonie et Bruxelles ont voté « belge ». L’échec du fédéralisme exacerbe les contradictions explosives, annonciatrices d’un blocage fatal et à terme d’une partition de l’Etat. Il s’agira d’une partition par défaut de consensus quant au partage des pouvoirs entre l’Etat central et les « Etats » fédérés. Dans l’immédiat, c’est une crise du régime qui se dessine au travers d’un spectacle affligeant donné par des « négociateurs » à la fois impuissants et complices qui en dit long sur le sort malheureux d’un Etat colonisé par le système des partis. Ceux-ci auraient pourtant mieux à faire : préparer l’avenir en le faisant naître dans de bonnes conditions plutôt que le retarder vainement. Ce qu’il faut redouter, ce n’est pas l’inévitable conclusion de l’expérience belge mais bien l’implosion subie, désordonnée, non maîtrisée et donc potentiellement dangereuse.

Un divorce civilisé.

La classe politique officielle rendrait vraiment service à la population en organisant la procédure et l’agenda d’un divorce à l’amiable, de manière « civilisée ». Les partis flamands feraient bien de ne plus avancer masqués vers la République indépendante de Flandre. Ils n’aiment plus la Belgique, c’est leur droit, mais qu’ils ne feignent plus d’y tenir. Chacun le voit bien : la Flandre a acquis un degré suffisant de conscience et de capacité pour former un Etat nation à part entière dans le concert européen. Sa fierté digne de son passé, son appétit de vivre fondé sur une économie encore prospère, ses perspectives d’avenir expliquent son impatience devant les misérables petits arrangements du « bac à sable » belgo-belge.

Les nouvelles élites flamandes déjà internationalisées choisiront bientôt de monter sur le pont du navire européen plutôt que de s’agripper au frêle radeau de la Méduse belge. Traduisons la pensée d’une Flandre moderne et active : « Pourquoi le Premier de Flandre n’irait-il pas siéger au Conseil européen, au même titre que le Premier hongrois ou danois, et aux côtés de M. Sarkozy et de Mme Merkel ? » En un mot, le chef de la Flandre voudra tôt ou tard exister en se dispensant de l’habit rapiécé de « Belge », surtout s’il est surveillé par M. Di Rupo ou par Mme Milquet. Il n’est pas écrit que M. Leterme sera aussi velléitaire et procrastinateur que certains de ses prédécesseurs. Sans doute est-il moins libre que ceux-ci car il est encerclé par une armée de gardiens du temple nationalistes. Mais il est plus fort que les Tindemans et les Martens car il bénéficie, fait nouveau, de l’appui massif d’un patronat flamand rallié à la cause de l’émancipation.

Le mauvais précédent de la Serbie.

La Flandre se sent donc à la fois plus sûre d’elle-même et plus impatiente. Elle dispose déjà d’un Parlement, d’un gouvernement, d’un projet de société, de finances saines, d’un statut géopolitique prometteur. A la question : « Que vous faut-il de plus ? », les Flamands répondent : « Notre Etat ! » Dès lors, puisqu’ils sont majoritaires et que la Belgique est devenue un Etat impossible, il nous reste à leur dire : « Construisez votre Etat sans nous, mais choisissez entre la Flandre sans Bruxelles ou pas de Flandre du tout. Et n’empoisonnez plus la vie du futur ex-ménage belge que vous avez déjà condamné à la séparation … Ne reproduisez pas l’erreur historique des dirigeants serbes des années 1980 qui désiraient simultanément la Grande Serbie et le contrôle de la fédération yougoslave mais sans obtenir, en fin de compte, ni l’une, ni l’autre. De même, à force de jouer sur tous les tableaux, la Flandre pourrait échouer dans un dénouement désordonné et anarchique, lourd d’aléas incalculables en ce qui regarde la fixation des frontières et la reconnaissance internationale de l’Etat flamand.

Le mouvement wallon n’est pas anti-flamand et il ne veut pas compromettre les futures relations de bon voisinage entre les Etats successeurs de l’actuelle Belgique. Mais nous ne pouvons pas accepter la cohabitation acrobatique de deux Etats, un Etat flamand naissant et un Etat belge finissant, sur un seul et même territoire : juridiquement et politiquement, c’est ingérable. A la Flandre de lever l’équivoque et de choisir entre le beurre (flamand) et l’argent du beurre (belge).

Quant aux responsables francophones tentés de baisser leur garde, j’espère que l’expérience les a instruits : une nouvelle réforme de l’Etat n’apporterait nullement les apaisements escomptés. Tout nouveau « compromis à la belge », provisoire par définition, ne serait que la somme des mécontentements respectifs … Comme toujours, ce sera « trop peu et trop tard » aux yeux d’une Flandre dont les ressentiments ne cesseront pas de monter à l’encontre des belgicistes francophones, boucs émissaires de toutes leurs frustrations, fondées ou non. J’ose penser que M. Reynders et Mme Milquet sont conscients de jouer dans une mauvaise pièce dont le ressort est une mécanique infernale : chaque dépeçage de l’Etat, au lieu de satisfaire les appétits séparatistes, aiguise et amplifie ceux-ci.

Wallons et Bruxellois : ouvrez-les yeux !

Belges par habitude, attachés à une monarchie placebo, les Wallons et les Bruxellois devraient ouvrir les yeux … et ne plus les refermer. Une sorte de révolution flamande est en marche. A la fois rationnelle et émotionnelle, elle n’aura pas besoin de tirer un seul coup de feu pour avoir raison du Royaume.

Une bévue fort commune fait accroire aux Francophones que tout « le mal » viendrait de quelques factions séparatistes (N-VA ou Spirit) et qu’il suffirait de séparer le bon grain de l’ivraie pour retrouver « les bons Flamands modérés. » Erreur considérable ! C’est la société flamande qui a sécrété un puissant virus autonomiste, lequel à son tour s’est emparé de tous les partis traditionnels. Il n’existe plus, en politique, de « bons Flamands » comme le rêvent encore certains Wallons pleins d’illusions et de bonne volonté. Le dernier carré belgiciste veut gagner du temps en songeant à convoquer d’hypothétiques danseurs de pluie, des guérisseurs d’écrouelles, des sauveurs en colère. Les partis francophones doivent éviter de se laisser piéger par ce dernier carré de nostalgiques plus ou moins naïfs. A eux de veiller aux intérêts bien compris des Wallons et des Bruxellois, même en bravant leur propre opinion. Tôt ou tard, la constitution d’un gouvernement belge actif se révèlera impossible. De cette paralysie, la Flandre tirera sa propre conclusion et voudra prendre son destin en mains.

La question est de savoir si les Wallons et les Bruxellois ont vraiment intérêt à lier leur sort à celui d’un Etat qui prend eau de toutes parts. Pouvons-nous subir en permanence le chantage à la séparation ? Devons-nous attendre aimablement que la Flandre nous dicte elle-même ses conditions du divorce, au moment qu’elle aura choisi ?

Soyons politiques et non pas sentimentaux. Devenons enfin les acteurs de notre propre histoire.


Yves Leterme le 21 juillet 2007 au journal télévisé de la RTBF.



Une preuve de plus,... s'il en fallait encore.
Vers l'Avenir - Namur, le 12 juillet 2007


Extrait du journal la Libre Belgique ce 11 juillet 2007
La fête flamande de Dinant fait rugir Fournaux contre le R.W.F.

B-Plus, mouvement (ndlr, qui se prétend) pour le fédéralisme d’union, fête ce mercredi 11 juillet pour la 4e fois consécutive la Flandre… en Wallonie. L’initiative en revient encore à la section namuroise dirigée par Adrien Mertens. Cela se passera à Dinant en collaboration avec la ville, son bourgmestre MR Richard Fournaux en tête. Comme celui-ci a récemment accueilli le très pointu président de la NV-A, Bart de Wever, il s’imposait d’accueillir aussi des Flamands disons…moins extrêmes.

Concrètement, l’accueil est prévu à 14 h à l’hôtel de ville où notre confrère du “Laatste Nieuws”, Luc Van der Kelen, donnera une conférence sur le thème “Et si la Wallonie se rattachait à la Flandre ?”. Puis il y aura une découverte guidée de la ville, une aubade par les Copères et le traditionnel verre de l’amitié…

L’idée a irrité le Rassemblement Wallonie-France. Dans un communiqué, les rattachistes ont déploré que Dinant accueille B-Plus, accusé de représenter surtout certains milieux anversois et, pire encore, d’approuver des revendications flamandes comme la scission de B-H-V. Et d’expliquer que “camouflée derrière le masque faussement sympathique du respect mutuel, cette propagande n’a qu’un seul but : faire oublier aux Wallons qu’ils sont des habitants de deuxième catégorie en Belgique et leur faire accepter une soumission totale à la majorité flamande qui domine l’Etat-Belgique” Il se fait que le R.W.F. a aussi distribué un tract où il félicite Richard Fournaux “pour son allégeance et sa soumission au peuple flamand”.


Communiqué de presse du R.W.F. ce 9 juillet 2007

Alors que le nombre de députés nationalistes flamands, autonomistes ou séparatistes, n’a jamais été aussi élevé, le Rassemblement Wallonie-France constate que Monsieur le sénateur-bourgmestre Richard Fournaux s’apprête à célébrer dans son Hôtel de Ville la fête nationale flamande du 11 juillet.

La Ville de Dinant prend ainsi le risque de sembler vouloir collaborer officiellement avec le nationalisme flamand et appuyer les objectifs politiques de la Flandre, relayés par le mouvement « B Plus », coorganisateur de la manifestation.

En effet, « B Plus » est un mouvement animé principalement par des personnalités anversoises. Son but consiste à faire contrôler la Wallonie par la Flandre dans le cadre d’une Belgique unie. « B Plus » approuve certaines revendications des partis flamands, notamment la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde et la régionalisation de la politique de l’emploi. Ceci est clairement exprimé dans un document publié par « B Plus » avant les élections du 10 juin 2007, et intitulé « Samen voor een Belgïe met toekomst » (« Ensemble pour une Belgique pleine d’avenir »).

Le Rassemblement Wallonie-France attire l’attention des élus et des citoyens dinantais sur le danger réel que représente la propagande organisée par M. Fournaux et par « B Plus ».

Camouflée derrière le masque faussement sympathique du respect mutuel, cette propagande n’a qu’un seul but : faire oublier aux Wallons qu’ils sont des habitants de deuxième catégorie en Belgique et leur faire accepter une soumission totale à la majorité flamande qui domine l’Etat-Belgique.

Le Rassemblement Wallonie-France invite le Conseil communal de Dinant à s’opposer de toute urgence à cette manifestation et à préserver la dignité de la population dinantaise.

Le Rassemblement Wallonie-France est partisan de l’amitié entre les peuples et de l’hospitalité à l’égard de tous et de chacun, mais il ne faut pas confondre hospitalité et soumission !

Paul-Henry GENDEBIEN, Président du Rassemblement Wallonie-France

Jeannine HOLSBECKS, vice-présidente

Bernard CLAES, Président de l’arrondissement de Namur

Marc JALLET, Secrétaire de l’arrondissement de Dinant


Le Monde du 7 juillet 2007
Jean-Pierre Stroobants,

La formation du gouvernement belge se heurte aux exigences des séparatistes flamands.

L'ancien premier ministre belge Jean-Luc Dehaene, démocrate-chrétien flamand, a été chargé, jeudi 5 juillet, par le roi Albert II, de conduire "une mission de médiation et de négociation" pour tenter de déminer la question institutionnelle qui oppose les communautés néerlandophone et francophone du royaume et complique la formation du nouveau gouvernement belge. Son rôle est de faciliter la tâche du président du Parti démocrate-chrétien flamand, Yves Leterme, vainqueur des élections législatives du 10 juin, auquel devrait être confiée la direction du nouveau gouvernement.

L'ancien premier ministre succède à Didier Reynders, chef du mouvement réformateur (libéral) et ministre des finances sortant, vainqueur des élections en Wallonie, qui avait été nommé "informateur" au lendemain des élections pour faire rapport au roi sur la situation politique du pays. Ses conclusions, remises mercredi, confirment que la constitution d'une coalition dépend d'un accord sur la question institutionnelle. Le roi a demandé à M. Dehaene de lui présenter des solutions dès le 10 juillet.

La crise politique ne paraît pas pour autant devoir être rapidement résolue. Les exigences flamandes en matière d'autonomie sont très fortes alors que les francophones plaident pour le statu quo. La mission de M. Reynders n'a abouti qu'à une énumération des désaccords, même si elle a dessiné les contours de ce qui est sans la seule majorité fédérale possible : une coalition "orange bleue", addition des couleurs des chrétiens-démocrates et des libéraux, flamands et francophones.

Yves Leterme, qui piaffe d'impatience, a démissionné, dès le 27 juin, de son poste de ministre-président de la région flamande. Une manière de tenter de peser sur le choix du roi Albert II. Le leader flamand entend imposer son programme de réformes institutionnelles aux francophones, ce à quoi M. Reynders s'oppose. Il souligne, sans convaincre ses probables futurs partenaires de Flandre, que cela ne fera que renforcer le PS, le parti le plus hostile à leurs revendications, notamment à une régionalisation de la politique de l'emploi et de certains pans de la sécurité sociale. Les francophones ne se disent intéressés que par un éventuel refinancement et une extension territoriale de la région de Bruxelles.

Plusieurs observateurs soulignent la difficulté et les risques inhérents à la situation politique actuelle. La poussée du mouvement nationaliste flamand lors des élections, l'ampleur des nouvelles revendications du Parti chrétien-démocrate flamand (CD & V) et de son allié, la Nouvelle Alliance flamande (NVA), séparatiste, enfin la capacité de blocage de l'extrême droite - elle aussi séparatiste - et des populistes flamands, nouveaux venus sur l'échiquier : tous ces éléments font resurgir le spectre de fortes tensions, voire de l'éclatement du pays, devenu peut-être définitivement ingouvernable.

Or "le cartel CD & V-NVA s'est mis dans l'obligation d'obtenir une réforme de l'Etat, a expliqué au magazine Le Vif le politologue Vincent De Coorebyter. Il aura beaucoup de monde contre lui, en Flandre, s'il n'obtient pas une réforme ambitieuse et aura peur de payer la note au prochain scrutin". Le blocage francophone pourrait toutefois contre-carrer le projet de M. Leterme et, par conséquent, la naissance d'une majorité fédérale.

Quelques convergences

L'hypothèse d'un scénario "tchécoslovaque" ? "Pour la première fois, la situation arithmétique post-électorale peut mener à la fin de la Belgique", analyse M. De Coorebyter. D'autres, comme le constitutionnaliste Marc Uyttendaele, semblent encore croire à la possibilité d'un autre "compromis des Belges", mais ne peuvent nier que l'attachement d'une majorité de partis flamands à leur pays a beaucoup faibli au cours de la dernière décennie. A l'inverse, tous les partis francophones veulent maintenir l'Etat fédéral.

Quelques convergences sont possibles entre la Flandre et la Wallonie. Sur la limitation des pouvoirs royaux, une politique plus active de mise au travail des chômeurs, une réorganisation du commerce extérieur, voire la scission de l'arrondissement électoral bilingue s'il préservait le système des "facilités" pour les francophones vivant sur le sol flamand.

Mais les partis flamands veulent aussi régionaliser les impôts, la santé, les allocations familiales, la recherche, les tarifs de l'énergie, une partie de la justice et des chemins de fer, etc. Ces exigences du Parlement flamand pourraient, si elles étaient confirmées, précipiter un scénario auquel les Belges ont cru, en décembre 2006, lors d'une émission célèbre de la RTBF : la fin de leur Etat.


Une Belgique en voie de disparition

Par JEAN QUATREMER du Journal "Libération"
Mardi 12 juin 2007

La Flandre ne veut plus de la Belgique fédérale. Elle l’a clairement dit en votant massivement, dimanche, à l’occasion des élections législatives, pour des partis plus ou moins ouvertement séparatistes qui tous prônent un dépeçage supplémentaire de l’Etat fédéral au profit des régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles). Si on ajoute aux 30 % obtenus par les chrétiens-démocrates du CD&V - qui se présente en cartel avec les séparatistes du NVA -, les 19 % obtenus par le second parti flamand, le Vlaams Belang, un mouvement d’extrême droite régionaliste, et les presque 7 % du nouveau parti populiste de Jean-Marie Dedecker (LDD), ce sont 56 % des Flamands qui ont choisi des partis qui veulent se débarrasser du «boulet wallon». Très symboliquement, le ministre président de la région flamande et président du CD&V, Yves Leterme, qui sera sans doute le prochain Premier ministre, a fêté sa victoire entouré de ses partisans qui brandissaient le drapeau flamand, un lion noir sur fond jaune. Sans aucun drapeau belge (noir-jaune-rouge) à l’horizon.




Divorce. Même s’il n’est pas question que le Vlaams Belang soit associé au pouvoir, «cordon sanitaire» oblige, le résultat des élections générales, qui met fin à huit ans de règne du libéral flamand Guy Verhof­stadt (qui dirigeait une coalition libérale socialiste et dont le parti, VLD, perd plus de 5 points, à 19 %), en dit long sur le divorce profond entre le Nord, néerlandophone (60 % de la population) et le Sud, francophone (Wallonie et Bruxelles, ville enclavée en Flandre). Un divorce culturel - Flamands et Wallons s’ignorant chaque jour davantage -, auquel s’ajoute désormais un divorce politique : dans le Nord, la gauche s’est effondrée (les socialistes du SPA n’ont obtenu que 17% des voix –7% par rapport à 2003-) et elle ne doit qu’au bon score des Verts, 6,45 % (+ 2,45 %), de dépasser la barre des 20 %.

Dans le Sud, le PS, même s’il est enfin sanctionné pour les nombreux scandales financiers qui ont notamment touché sa fédération de Charleroi, reste le second parti de Wallonie (29,8 %, contre 36,4 % en 2003). Les libéraux du MR lui ravissent la première place, avec 31,12 %. Viennent ensuite le CDH (proche du Modem de François Bayrou), avec 15,75 %, et surtout les écologistes, qui effectuent un rétablissement (12,9 %,+ 5 points). Le Front national, lui, stagne, à 5,58 %. Autrement dit, la gauche en Wallonie (mais aussi à Bruxelles) continue de faire bonne figure, et, à la différence du Nord, l’extrême droite est à un niveau insignifiant.

Ironie du sort, on peut dire que la Belgique fédérale joue encore un rôle : si le PS a limité la casse, c’est à cause de son clientélisme coûteux en argent public, clientélisme qui révulse les Flamands. Ceux-ci l’ont sans doute fait payer aux socialistes flamands du SPA qui n’y sont pourtant pas pour grand chose.

Complexe.Surtout, aucun parti francophone n’est prêt à accepter davantage de fédéralisme, ce qui va rendre extrêmement complexe la formation d’un gouvernement. Pour réformer la Constitution, Leterme doit réunir au moins deux tiers des députés tant du côté francophone que néerlandophone. Une mission qui semble aujourd’hui impossible. La Belgique est-elle encore gouvernable ?


Communiqué de presse du 13 juin 2007 de Paul-Henry Gendebien, Président du R.W.F. (Rassemblement Wallonie-France).

Le Bureau du R.W.F. (Rassemblement Wallonie-France) s’est réuni ce mardi 12 juin pour examiner les résultats des élections et la situation politique du pays.

Le R.W.F. se réjouit des progrès enregistrés lors du scrutin du dimanche 10 juin, en dépit de son absence dans les médias lors des débats électoraux.

Il remercie les électrices et les électeurs qui lui ont accordé leur voix et se prépare dès aujourd’hui aux prochaines échéances.

Le R.W.F. constate que la crise existentielle de l’Etat belge va entrer dans une phase inextricable de contradictions et de blocages. Une Chambre des représentants de plus en plus « noire » et séparatiste du côté flamand soutiendra un gouvernement de dépeçage programmé de l’Etat belge.

Le R.W.F. appelle les francophones à refuser toute négociation institutionnelle et à préparer une séparation de velours, seule manière d’éviter l’anarchie et le désordre que nous préparent les partis officiels incapables d’anticiper et de contrôler la situation.


"La Dernière Heure", 8 juin 2007






La vice-présidente du Comité d'arrondissement du Brabant wallon, Brigitte Bracque, deuxième à la Chambre, dans l'édition du 6 juin du journal "Le Soir"





La Dernière Heure ce 6 juin 2007

La tribune électorale du R.W.F. ce 30 mai à la RTBF radio Cliquez ici


Paul-Henry Gendebien ce 18 mai sur les antennes de BEL-RTL cliquez ici


Le Vlaams Belang en Brabant wallon


Communiqué de presse du 12 février 2007

Le R.W.F. a pris connaissance avec stupéfaction de la proposition de M. Maingain d'étendre la Région de Bruxelles-Capitale à deux communes du Brabant wallon, Waterloo et Braine-l'Alleud.

Au nom du R.W.F., son Président Paul-Henry Gendebien constate que M. Maingain a été désavoué, à juste titre, sur ce point par les bourgmestres des deux communes visées.

Le R.W.F. rejette avec énergie toute remise en question des limites du Brabant wallon et de l'intégrité territoriale de la Wallonie, une remise en question qui avait déjà été refusée en 1962-63

Le R.W.F. condamne le néo-belgicanisme du FDF, dont le président Maingain se montre objectivement complice en votant régulièrement au Parlement la confiance au gouvernement de M. Verhofstadt.

En agissant ainsi, le FDF rend un mauvais service à la solidarité Wallonie-Bruxelles, un principe auquel le R.W.F. reste plus que jamais attaché.


Article paru dans le journal "Le Soir" du 22 décembre 2006

L’intégrité du Brabant wallon en péril… Etrange coïncidence ! (encore que…)

Dans "Le Soir" du week-end, Di Rupo affirmait : "Nous avons en réserve une série d'idées, comme l'extension de la région bruxelloise avec un lien territorial avec la Wallonie." Ce matin, deux dirigeants du MR publiaient une « Lettre aux Wallons » dans laquelle ils rappellent qu'ils plaident depuis longtemps pour une meilleure organisation des francophones, une plus grande solidarité entre la Wallonie et Bruxelles. Rien de bien nouveau me direz-vous.

Cette idée d’élargissement de la Région bruxelloise à son Hinterland naturel n’est pas nouvelle. Dans n’importe quel Etat démocratique, ça n’aurait pas posé de problème. Encore faut-il se rappeler que l’hinterland est une notion économique. Et non politique. Or, c’est bien de cela qu’il s’agit. Le Vice-président MR et Président du FDF, parti saprophyte du PRL au sein du MR, exige également l’extension de la Région bruxelloise à presque toute la Wallonie… si on écoute bien ses discours.

Où se ferait ce lien territorial ? Nulle part ailleurs que dans la province du Brabant wallon, la plus proche de Bruxelles. Vers quelles communes ? Celles qui sont les plus rapprochées de la frontière linguistique. Wavre, peut être exclue parce qu'il faudrait alors déterminer un autre Chef-lieu pour la nouvelle province. La Hulpe est envisageable (elle avait d’ailleurs déjà été menacée à l'époque des lois Gilson – 1963 !), mais présente l'inconvénient de ne pas être contigüe d’une commune flamande dotée du régime dit « de facilités ». Une situation d'ailleurs semblable pour Wavre qui serait également exclue pour cette seconde raison. Quelles communes répondraient alors aux critères requis par la pensée Di rupienne ?

Le choix n'est pas large, il ne reste plus que Braine l'Alleud et Waterloo qui possèdent les « caractéristiques convenables » pour fusionner avec la région bruxelloise, les deux villes jouxtant la commune à facilités de Rhodes Saint Genèse. Déjà Di Rupo avait pointé le bout de l'oreille en annonçant il y a quelques semaines que cette commune à facilités pourrait faire la liaison entre la région de Bruxelles et la Wallonie.

Inquiétant. Deux des principaux partis francophones seraient ainsi en train d’accorder leurs violons sur notre dos. Le fait que ces communes perdraient ainsi leur statut linguistique français pour devenir de facto bilingues (et donc pourvoyeuse prioritaire d’emplois aux « nés flamands » comme à Bruxelles) semble bien être le cadet des soucis des généreux Di Rupo et Maingain. En venant avec cette proposition, il s'agit uniquement de pouvoir s'asseoir à la table de négociation avec une monnaie d'échange dont une fois de plus la Wallonie ferait les frais. Quant à l'avis des habitants, on s'en passerait tout naturellement...

Le danger ne vient pas toujours des Flamands !

Claude Thayse


Communiqué de presse du 14 décembre 2006



Déclaration de l’indépendance de la Flandre par la RTBF

Le Rassemblement Wallonie-France prend acte de l’émission de la RTBF diffusée ce mercredi 12 décembre 2006 sur la déclaration d’indépendance de la Flandre.

Nous constatons que l’option de la réunion de la Wallonie et de Bruxelles à la France n’a quasi pas été évoquée malgré le fait que 43% des personnes ayant participé au sondage considèrent qu’à terme la Wallonie sera réunie à la France.


Communiqué de presse du 10 décembre 2006



Paul-Henry Gendebien à la Présidence du R.W.F.

Un congrès statutaire du R.W.F. (Rassemblement Wallonie-France) s’est tenu ce 9 décembre 2006 à Charleroi.

Paul-Henry Gendebien, fondateur du R.W.F a été élu à la présidence du parti, assumée par Claude Thayse depuis 2004.

Un nouveau Secrétaire Général a également été élu, en la personne de Laurent Brogniet (Brabant wallon). Les vice-présidents seront: Madame Jeannine Holsbecks (Namur), Claude Henrard (Verviers), Jean-Paul Conrardy (Charleroi) et Philippe Lenaerts (Bruxelles).

Dans son discours, Paul-Henry Gendebien a fait référence aux valeurs républicaines, point de rencontre entre la Wallonie et la France. Il a part ailleurs réclamé une rupture avec la Wallonie officielle, déliquescente et impuissante, à laquelle s’oppose la Wallonie des talents et du mérite. Il a estimé qu’il n’y aurait pas de reconversion économique et sociale en Wallonie sans retour à un minimum de dignité politique.

Le R.W.F sera présent aux élections législatives de 2007.


Communiqué de presse du 29 octobre 2006

Les débats politiques de ce dimanche 29 octobre sur les deux chaînes de télévision, privée et publique, de la Communauté française de Belgique montrent que même en situation de crise aigue, les partis politiques traditionnels font preuve d’une incroyable autosatisfaction ou d’un manque total de décence, privilégiant leur image au détriment de l’intérêt commun. Or, il est urgent d'offrir un avenir aux Wallons. Il faut à nouveau que les mots « être de Wallonie » revêtent enfin un sens positif. Retrouvons nos valeurs citoyennes (que l’on appelle « républicaines » en France), c'est-à-dire un projet de société démocratique basé sur l'intérêt général. Réconcilions l'idée d'Etat avec le besoin de liberté et la nécessité du progrès social. C'est pourquoi, dans l'immédiat, il faut faire avancer la Wallonie et mieux la gérer.

Le R.W.F. (Rassemblement Wallonie-France) qui propose de réformer radicalement le système politique wallon se réjouit de constater que ses propositions émises in tempore non suspecto sont maintenant reprises par ceux qui les raillaient il y a peu.

Ces propositions indispensables en matière de « bonne gouvernance » pour permettre aux Wallons de reprendre en main leur destin en rendant le pouvoir révocable sont entre autres :

- Election directe du Ministre Président de la Région wallonne au suffrage universel à deux tours.

- Election des 75 députés régionaux wallons dans 75 circonscriptions distinctes, avec scrutin majoritaire (uninominal) à deux tours. Un élu par territoire : cela signifie un élu plus visible, plus responsable, que l'on peut sanctionner aux élections suivantes, plus indépendant des partis. Ce système peut aussi améliorer la qualité des élus. Aujourd’hui, les partis ont tendance à sélectionner les candidats au rabais, en fonction de leur future discipline de vote, de leur populisme rapporteur de voix ou... de leur hérédité (on n'a jamais vu autant de dynasties familiales dans les partis wallons (!).

- Election des Bourgmestres à deux tours. Le système majoritaire que nous proposons peut favoriser l'élection de candidats qui possèdent une envergure suffisante pour s'imposer au premier tour ou pour rassembler au deuxième tour tout en respectant les vœux des citoyens.

- Impossibilité de se faire élire dans une Assemblée et de siéger dans une autre.

- Création d'une Cour des Comptes Régionale (CCR) pour un contrôle systématique des finances de la Région, des Communes, des Provinces, des Intercommunales et des a.s.b.l. subsidiées. Mais, contrairement aux projets discutés au Gouvernement, elle doit être constituée d'experts indépendants. Et pour couper court aux fausses indignations d’anciens ministres ayant aggravé le système :

- Une administration publique de haut niveau non politisée. C’est une des conditions de la relance économique wallonne. Il y a une élite de jeunes Wallons, mais elle est d'abord attirée par le privé et quitte souvent la Wallonie pour Bruxelles ou l'étranger. Elle déserte la fonction politique ou administrative. En Wallonie, il faut regagner la bataille des ressources humaines de qualité au profit des services publics et pas seulement du privé. Le Gouvernement wallon doit cesser de politiser ses administrations et doit les respecter. Il faut qu'il sélectionne des jeunes par concours et les envoie en formation complémentaire dans les hautes écoles françaises de type ENA (Ecole Nationale d’Administration) à défaut de créer une Ecole régionale d’Administration. Dépolitiser, c’est aussi revoir le statut administratif des agents de la Fonction publique dans le sens d’une plus grande égalité des chances. C’est organiser la mobilité entre niveaux de pouvoir (Région, Communauté, Provinces, Communes). C’est, lorsqu’il y a des emplois vacants, ouvrir l’administration à du sang neuf par des concours accessibles à tous, aux agents, mais aussi aux simples citoyens par la perméabilité entre fonction publique et secteur privé.

- Remplacer les Intercommunales gestionnaires de services publics par des établissements publics unifiés au niveau de la Wallonie

- Intégrer d’autres Intercommunales dans des Communautés urbaines s'inspirant du modèle français qui a fait ses preuves, à Lille notamment.

- Supprimer les filiales provinciales TEC, sources de mandats politiques parasitaires et les transformer en simples directions territoriales de la Société Régionale wallonne des Transports

- Intégrer les trop nombreux O.I.P. (Organismes d’Intérêt Public) wallons dans les ministères wallons (ce sont des nids à parachutages politiques).

Suite aux « affaires » et aux réactions à celles-ci, il n’est plus besoin de démontrer que la crise persistante de la Wallonie s'explique en bonne partie par le mauvais fonctionnement du système politique. Les partis officiels tout puissants reposent sur des clans sous-régionaux et sur des féodalités familiales. Ils colonisent les institutions et dévoient la démocratie. Or, nous aurons besoin de toutes nos forces pour sauver ce qui pourra encore l’être dans la négociation communautaire et répondre au désir d’avenir des Wallons.

Claude Thayse
Président du R.W.F.


"La Libre Belgique", le 25 octobre 2006

Cela suffit !, par Paul-Henry Gendebien, Président-Fondateur du R.W.F. (Rassemblement Wallonie France)

La démocratie se meurt en Wallonie. Il faut passer aux actespour la sauver. Radicalement. Par une "Nuit du 4 août"au Parlement wallon.

Dans sa page liégeoise, "La Libre" du 19 octobre 2006 donnait la parole à Jean-Marie Dehousse. L'ancien ministre-Président wallon déclare que "dans le Hainaut, le dirupisme a ouvert la porte à l'extrême droite. C'est toujours ainsi quand la gauche n'est plus la gauche" . C'est vrai. Mais en ajoutant : et quand la droite n'est plus la droite. En Wallonie, gauche et droite s'estompent au profit d'un magma indistinct.

N'étant plus vraiment socialiste, le PS privilégie le pouvoir par rapport aux objectifs économiques et sociaux et à la ligne idéologique pour autant qu'elle existe encore. C'est ainsi que ce parti en est venu à accepter 30 pc de chômage et qu'il se rallie aux thèses ultra-libérales et, par exemple, à l'étranglement progressif des services publics tels que La Poste. Dans ces conditions, forte est la tentation d'occuper le pouvoir pour le pouvoir et d'y rester à tout prix. Et ceci d'autant plus aisément que le MR et le CDH coopèrent très activement et quasi inconditionnellement à ce pouvoirisme. Les alliances "tous azimuts" nouées après les élections communales - quand ce n'était pas avant - en sont la preuve flagrante.

Pas étonnant dès lors que la priorité des priorités, à savoir le redressement économique d'une société en détresse, soit reléguée en deuxième plan par un ministre-Président Di Rupo submergé par les affaires crapuleuses. Et pas surprenant que votre fille Marshall reste désespérément muette... Quand le pouvoirisme populiste s'est depuis longtemps substitué au service du peuple, il n'y a plus lieu de feindre la stupéfaction indignée lorsque la concussion et l'incompétence éclatent au grand jour.

Comme toujours, les propos lénifiants et les commentaires superficiels ont foisonné au lendemain de l'emprisonnement du bourgmestre de Charleroi. Hélas, on n'a pas vraiment fait le lien entre les affaires et le sinistre régime de particratie qui domine la Wallonie. Il est pourtant une évidence : quand l'objectif du pouvoir est le pouvoir, alors s'estompent les règles élémentaires de la morale publique, consubstantielles à la démocratie; et alors s'effacent les vertus républicaines. L'oubli de l'intérêt général engendre une sélection négative d'une partie des dirigeants; le populisme faiseur de voix devient le premier critère de désignation des "élites". Cette dérive fatale, on le voit bien, est accentuée par le très catastrophique décret Courard sur "la démocratie locale" !

Il suffit ! Il y a des remèdes. Ce n'est pas d'aujourd'hui que datent mes propositions de réformes radicales de notre système politique, sorte de révolution culturelle préalable à tout projet de redéveloppement économique de la Wallonie. Ces réformes, il faut les décider maintenant, par une sorte de "Nuit du 4 août" au Parlement wallon de Namur. C'est un plan de salut public :

1. Le Parlement wallon doit interdire le cumul entre les fonctions de ministre-Président et de président de parti. Pour enfin gouverner sereinement et efficacement; M. Di Rupo doit quitter immédiatement la présidence du PS. Ou quitter Namur.

2. Le Parlement wallon doit interdire le cumul entre fonction ministérielle et mandat de bourgmestre. L'hypocrisie des "bourgmestres empêchés" gérant leur commune en cachette doit cesser. Cela vise notamment MM. Di Rupo, Daerden, Courard et Antoine. Ces messieurs ne devraient plus être autorisés à mettre les pieds dans leur hôtel de ville.

3. Le Parlement wallon doit retirer sa confiance à M. Daerden, ministre "gainsbarrant" de son état. S'il n'a pas ce courage, que M. Di Rupo lui signifie sa révocation, au besoin par le biais de la lecture de démission en blanc qu'il conserve dans son tiroir. Si la Wallonie prétend à l'existence politique, elle doit s'en montrer capable (?) et se priver des services de ce personnage dont l'activité favorite consiste à salir et à ridiculiser le peuple qu'il représente. Il reste donc peu de temps au Parlement régional pour prouver que la Wallonie n'est pas un Wallonistan.

4. Le Parlement wallon doit voter un décret modifiant le système électoral pour sa propre élection et pour celle des conseils provinciaux et communaux, un décret instaurant le système majoritaire à deux tours. Avec, pour les communes, une prime en sièges pour la liste qui arrive en tête. Avec, en conséquence, l'homogénéité, la responsabilité, la sanction possible et donc l'alternance. Et avec des dispositions qui rendraient vraiment inopérantes les "trahisons" de conseillers municipaux, à l'instar de ces deux élues, une socialiste à Dour et une libérale à Binche. A cet égard, les présidents du PS, du MR, et du CDH, tous impliqués, devraient à tout le moins prendre une décision politique spectaculaire, celle de confirmer la victoire de la liste PS à Dour et celle de la liste "Union" de M. Navez à Binche. L'opinion, qui est révoltée par ces affaires douteuses, en saurait gré aux chefs de parti qui, par ailleurs, n'ont que le mot "transparence" à la bouche.

5. D'autres dispositions démocratiques doivent être votées. Je les rappelle pour mémoire : la Wallonie devrait élire son ministre-Président au suffrage universel direct à deux tours. Et elle devrait autoriser, dans certaines conditions, le référendum d'initiative populaire.

Au moment où ces lignes sont écrites, M. Van Cauwenberghe est encore - pour combien de temps ? - président de la fédération socialiste de l'arrondissement de Charleroi. Si M. Di Rupo a encore du pouvoir, pour quelles raisons ne le démet-il pas de cette fonction ? Le faux patelin carolo, qui n'est qu'un émule médiocre du socialisme asiatique, devrait se réfugier au plus vite, avant qu'il ne soit trop tard, dans sa luxueuse villa du Midi de la France.

Concluons en maîtrisant notre colère. L'autonomie wallonne, par la faute du régime des partis, tourne au désastre. Je l'ai annoncé depuis longtemps : la Wallonie officielle donne de gros bâtons à la Flandre pour se faire battre dans les négociations institutionnelles. Cela promet pour 2007 ! Nos petits chefs francophones, en braves domestiques, dérouleront le plus moelleux des tapis sous les pieds déterminés de ce bon chancelier Leterme. Bien entendu, ils feront cela après le prochain scrutin, ayant préalablement et dûment trompé leurs électeurs.

La séparation des pouvoirs était le principe sacré venu du siècle français des Lumières. Elle présidait à notre démocratie moderne. Elle est aujourd'hui tragiquement détournée par la confusion du pouvoir politique et du pouvoir particratique.

Bien plus qu'ailleurs, le régime des partis a mis la main sur l'Etat, en Wallonie. Il démantèle ce qui reste de société politique, il émascule une société civile quémandeuse de faveurs et de subventions, il réduit à très peu de chose ce que d'aucuns appellent encore l'identité wallonne. Nous allons tout droit à une implosion de la société wallonne qui n'aura qu'une seule issue, celle qui résultera du choix décisif entre la "protection" dure et brutale de la Flandre et l'immersion volontaire dans la République française, seule solution à la fois digne et sécurisante.

Il faudra bien qu'un jour la Wallonie ait le courage de choisir. Aujourd'hui ses chefs lui disent qu'elle peut éviter ce moment de vérité. Erreur ! L'histoire l'y contraindra. Une histoire qui presse le pas...


Le président du parti dans le journal "Le Soir" de ce 6 octobre 2006


Article paru dans "Père Ubu", ce 4 octobre 2006

Liège toujours fort proche de la France …

Grosse affluence des medias, RTL en tête (pour voir le reportage, cliquez ici), à la maison de la presse de Liège, lundi passé, pour la présentation des listes provinciales du RWF.

Les réunionnistes de Paul-Henry Gendebien sont présents partout dans la principauté et leurs listes bénéficient de soutiens qui ne passent pas inaperçus. Le gratin de la presse liégeoise avait les yeux braqués sur François Perin qui pousse la liste de Gendebien. L'ancien enfant terrible du mouvement Wallon était en pleine forme et rajeunissait à chaque mouvement de cameras et de micros.

Un journaliste lui demande : « Pourquoi êtes-vous sur la liste » ? Et Perin de répondre : « Pourquoi commencez vous vos questions en commençant par la fin »? En effet, il est le 15e et dernier de liste. Le « tchantchès » rattachiste expliqua que le fédéralisme avait en réalité préparé l'indépendance de la Flandre et donc le démembrement de la Belgique. Et, il ajouta qu'il voulait la France parce qu'une Wallonie isolée ne serait qu'une minable république « d'amon nos aut » ! Et de faire une de ces grimaces du meilleur comique, dont les journalistes présents se régalèrent.

Au dessert, on apporta un autre plat: le soutien de Marcel Cools au RWF. Le fils d'André a quitté le parti socialiste, mais il reste un grand honnête homme, ancré à gauche et républicain. C'est donc avec beaucoup de logique qu'il décida de rompre avec un parti de parvenus et de belgicains que son père André, ne reconnaîtrait plus Et de faire savoir qu'il soutient le programme et les listes du RWF. Dénonçant les reculades des partis traditionnels face au dikta flamand, Marcel Cools déclare qu'il n'est plus temps de sauver la Belgique et le trône. L'indépendance de la Wallonie est une illusion, et il ajoute que seul un rattachement négocié avec la France peut nous laisser une chance de ne pas rester une colonie du flamingantisme.

Gendebien de conclure: « Dans tous les partis, il y a des élus qui commencent à penser comme nous ! » Il ajoute : « S'ils pensent, c'est déjà une bonne nouvelle ! »

Honoré Lidjeu



Article paru dans "Le Journal du Mardi" ce 3 octobre 2006


Article paru dans "Le Soir-Brabant wallon", ce 2 octobre 2006

Le RWF présente 52 candidats à la province.

Dans le district de Nivelles, c’est Claude Thayse (cadre hospitalier) qui tire la liste Rassemblement Wallonie-France et c’est Joël Goffin qui la pousse. À la deuxième place, on retrouve Lise Thiry, virologue de grande renommée et ancienne sénatrice. Dans le district de Wavre, la liste est menée par Laurent Brogniet, qui travaille dans un cabinet d’audit international. C’est notre ancien confrère Pierre Bary (79 ans) qui pousse la liste. « Notre objectif, dit Claude Thayse, est de transformer la province sur le modèle du département français. Car notre province cumule toutes les tares : particratie absolue, népotisme, lotissement partisan de l’administration, dispersion des moyens et saupoudrage des subsides. »

… et aucun aux communales

Par contre, le RWF ne présente aucun candidat aux élections communales en Brabant wallon. « Car le parti n’a pas vocation à être gestionnaire », dit Claude Thayse. Le RWF espère deux ou trois élus dans l’arrondissement de Nivelles. Car, comme le dit Claude Thayse, « les temps ont changé. L’époque où l’on était considéré comme des extraterrestres, des farfelus ou des redoutables inciviques est révolue. » (Eric Meuwissen).



Article paru dans "Vers l'Avenir" ce 30 septembre 2006


Article paru dans "La Dernière Heure", ce 30 septembre 2006

Préparer l'avenir de la Wallonie.

Le RWF prône la transformation de la province en département

BRABANT WALLON Le rassemblement Wallonie-France, qui prône le rattachement de la Wallonie à la France, a présenté ses listes et son programme pour les élections provinciales, vendredi.

"La province ne marche pas bien, car elle est le maillon faible d'une chaîne brisée, affirme Claude Thayse, tête de liste dans le district de Nivelles. Elle est mal aimée et a été dépouillée de ses compétences. Notre principe est de transformer la province en un département, afin de lui redonner un sens et une crédibilité."

Pour le RWF, il est temps de préparer l'avenir. "Il y a quelques années, on nous prenait pour des illuminés, de redoutables inciviques, explique Paul-Henry Gendebien, président-fondateur du RWF. Les propos de Yves Leterme ont fait beaucoup de bruit, mais on a trop focalisé sur l'insulte. En réalité, la Belgique n'a plus de valeur aux yeux de la Flandre. Vu l'actualité, il ne fait aucun doute que la Belgique va droit dans le mur. Et nous voulons donc préparer l'avenir." Et de poursuivre que la présence du parti s'explique pour trois raisons : l'honneur de la Wallonie, la réponse à un devoir démocratique de préparer l'avenir et enfin d'offrir une alternative démocratique aux partis traditionnels. Enfin, pour Claude Thayse, le sentiment anti-français des Belges n'est pas un obstacle : "Le sentiment national wallon n'existe pas. Il y a uniquement un sentiment d'identité. Un exemple : les Belges connaissent mieux les ministres français que les ministres wallons."

Le RWF présente deux listes à la province. "Les candidats sont diversifiés et représentatifs de tous les milieux, précise Laurent Brogniet, tête de liste dans le district Wavre, même si nous comptons plus de pensionnés que de jeunes, car certains jeunes qui débutent leur carrière ont préféré rester en réserve, mais ils sont motivés."

Dans le district de Wavre, c'est Laurent Brogniet qui mène la liste, suivi de Brigitte Bracque et de Laurent Schmitz, tandis que le journaliste Pierre Bary la pousse. Dans le district de Nivelles, la liste est emmenée par Claude Thayse, suivi de Lise Thiry.



RTL-TVI, le 25 septembre 2006


Article paru dans "Père Ubu", ce 14 septembre 2006

De nouvelles têtes "rattachistes".

Les rattachistes multiplient leurs listes, avec quelques grands noms. La presse subsidiée et adepte de la pensée unique, celle qui refuse de constater que la Belgique est en train de se détruire et va disparaître, ne vous parlera guère des listes que Paul-Henry Gendebien et ses amis ont déposées pour les élections provinciales.

Le site du RWF (pour les ignorants il s'agit du Rassemblement Wallonie-France) annonce pourtant sa présence dans les cinq provinces wallonnes, avec près de 250 candidats en listes complètes dans le Hainaut, le Brabant wallon, la province de Liége et dans la plupart des districts du namurois. Il y a aussi des listes en province de Luxembourg.

Alors que Vivant et le CDF ne font politiquement plus parler d'eux, alors qu'ils avaient du pognon, force est de constater que les troupes de Gendebien sont autrement mieux organisées et attractives ! C'est ainsi que l'ancienne sénatrice, Lise Thiry, fille du grand Marcel Thiry, sera deuxième à Nivelles, tandis qu'à Liège, François Perin en personne et l'avocat René Swennen poussent la liste conduite par Paul-Henry Gendebien. A Spa, on retrouve l'ancien journaliste de la libre, John Erler. A Mons la tête de liste sera Henri Alexandre, professeur d'économie à l'université du Hainaut. Sans compter des médecins, des avocats, syndicalistes, enseignants ...

Les rattachistes commencent à s'implanter dans tous les milieux Wallons, on le voit, encore un souci pour le prince Philippe qui ne saura plus ou donner des coups de boule puisqu'il a annoncé qu'il allait ouvrir la chasse aux séparatistes de tout poil.

Le problème, pour les derniers belgicains, c’est que le temps travaille gratuitement pour un parti comme le RWF: les flamands, du genre Leterme et autres Van Delanotte, ont déjà enterré le « belgenland » et les Wallons commencent enfin, à s'en apercevoir et l'idée d'une Wallonie indépendante, soumise pour l'éternité à la bande des Happart, Van Cau, Daerden, provoque la nausée.

Alors, à tout prendre, à défaut d'une Belgique en morceaux, et d'une Wallonie rouge et misérable, les wallons finiront-ils peut être par préférer la France, même si cette solution ne sera pas parfaite mais, vous diront les rattachistes, au moins ce sera une solution.

La grosse nouvelle, pour conclure, est donc la réconciliation officielle de Perin et de Gendebien, unis sur la même liste provinciale à Liège, vingt ans après la querelle qui les avait séparés au temps du RW ,querelle fomentée par feu Jean Gol. Evidemment les deux hommes sont francophiles convaincus et ceci explique cela.

OH! WALLOONLAND !


Article paru dans la "Libre Belgique" ce 2 juin 2006

L'abîme communautaire se creuse
Christian Laporte, journaliste

Les démocrates flamands ne voient pas malice à soutenir un texte haineux du VB.

Même après avoir dormi une nuit dessus, le vote flamand unanime à la Chambre - à l'exception d'Herman De Croo qui s'est abstenu - en faveur de la prise en considération d'une proposition de résolution du Vlaams Belang qui demande le «démembrement» de la Belgique, reste tout aussi inexplicable et inacceptable pour les Belges francophones. D'abord, parce que cette résolution est étayée par une présentation totalement déformée et partisane de l'Histoire de la Belgique qui ne peut que pousser à la haine contre les francophones. Ce serait faire trop d'honneur à ses auteurs, les députés Annemans et Laeremans que de citer leurs élucubrations hypernationalistes, mais lorsqu'on lit que «la Flandre est exploitée comme une conquête territoriale par la Belgique/Wallonie», la messe (intégriste) est déjà dite...

Les partis démocratiques flamands précisent, la main sur le coeur, que leur soutien à la prise en considération n'est que de pure forme. Soit, mais le formalisme, voire la liberté d'expression des parlementaires, a quand même des limites, même si le président De Croo nous a confié qu'il n'avait pas pu empêcher la députée Frieda Vantemsche de lancer un «België barst» tout aussi inacceptable... et qu'il ne pourrait pas davantage faire taire un discours négationniste au Palais de la nation.

On rafraîchira aussi la mémoire des députés flamands démocrates en rappelant que les propositions de loi demandant l'amnistie pour les collabos du nazisme ne passaient jamais la rampe auprès de leurs prédécesseurs parce qu'ils ne voulaient pas prêter main forte à la Volksunie d'abord, au Vlaams Blok ensuite. Il y eut certes ensuite le décret Suykerbuyk mais, cette fois, c'était le CVP en personne qui était à la manoeuvre...

L'effarement francophone s'explique aussi par le double langage des partis traditionnels flamands. Bigre, lors des agressions racistes d'Anvers, ils excommuniaient définitivement le VB, jurant leurs grands dieux que jamais, ils ne serviraient de marchepied à leur accession à quelque niveau de pouvoir. Karel De Gucht fut très clair et... jeudi, le VLD joignait ses voix pour la prise en considération. Un double langage qui surprend, mais le trouble grandit encore devant la banalisation récurrente de l'extrême droite. Dans certains médias, on interroge toujours ses leaders et leurs interventions sont mises sur le même pied que celles des démocrates. Et quand le cordon sanitaire saute, comme jeudi, le sujet n'est traité que par une brève dans la presse de qualité.

Plus encore: si l'extrême droite est banalisée, la fin souhaitée de la Belgique ne fait pas se froncer un seul sourcil. Et plus seulement dans la presse. A un an de la mère de toutes les négociations communautaires, le séparatisme et la mise en cause de la monarchie ne sont plus des tabous. Y compris dans les partis de l'establishment. De plus en plus de chefs d'entreprise, même très modérés, se demandent si les auteurs du manifeste «in de la Warande» n'ont pas vu juste et font la moue face aux scandales politiques wallons. Les francophones doivent, à l'évidence, ne pas se bercer d'illusions...

Cliquez-ici pour lire ou télécharger la proposition de résolution


Article paru dans le journal "le Monde" ce 17 mai 2006

La Belgique à l'agonie
Jules Gheude, écrivain

Je suis de ceux qui ont milité pour la transformation du royaume de Belgique en un Etat fédéral. Je pensais sincèrement qu'une telle réforme institutionnelle serait de nature à apporter plus de sérénité dans les relations entre les deux grandes communautés linguistiques.

Si la Flandre a pu s'engager très vite sur la voie de la prospérité, la Wallonie, en revanche, n'est pas parvenue à sortir de l'ornière. L'écart entre les deux régions ne cesse de se creuser. Ainsi, pour une moyenne égale à 100 dans l'Union à quinze, le PIB par habitant indique 106 pour la Flandre et... 77 pour la Wallonie. Les relations entre communautés virent au dialogue de sourds. Le moindre dossier est prétexte à querelle. Phénomène nouveau : la dynastie, censée être le ciment belge, divise désormais. 53 % des Flamands affirment ne plus se sentir liés au sort de la monarchie, contre 26 % des Wallons.

Le général de Gaulle avait pressenti la chose. Au professeur Robert Liénard de l'Université de Louvain, qui était allé le rencontrer à l'Elysée, il avait en effet déclaré : "Dans les vingt ans qui viennent, le déséquilibre entre les représentants flamands et wallons sera bien plus grave encore qu'aujourd'hui. (...) C'est votre drame d'appartenir à un Etat qui assistera impassible à votre déclin." (Cité par Claude de Groulart De Gaulle ; vous avez dit Belgique ? Editions Pierre-Marcel Favre.)

La révision de la Constitution belge de 1970 a engendré la reconnaissance des communautés et des régions. Mais il a fallu de longues et ardues négociations pour que ces dernières soient enfin dotées d'un gouvernement, d'un Parlement, d'une administration et d'un budget spécifiques. Ce n'est qu'en 1993 que le royaume de Belgique est devenu officiellement, par l'article premier de sa Constitution, un Etat fédéral.

Comment expliquer que la Wallonie n'ait pas réussi à opérer sa reconversion au moyen des nouveaux instruments qui lui étaient offerts ? Sans doute faut-il chercher l'explication dans l'omnipotence dont a pu se prévaloir le Parti socialiste au cours des dernières décennies.

Plutôt que de miser sur l'innovation et une gestion moderne et performante, les responsables de la gauche ont préféré, sous la pression syndicale, s'accrocher aux sacro-saints droits acquis et soutenir les canards boiteux. La grande grève de l'hiver 1960-1961 a eu des conséquences dramatiques qui se font encore sentir aujourd'hui. La Flandre ne s'est pas privée d'entretenir, vis-à-vis des investisseurs étrangers, l'image d'une Wallonie prompte à déposer l'outil. Divers scandales politico-financiers et une véritable colonisation des rouages administratifs font que "l'Etat PS" a eu pour résultat de gangrener la Wallonie.

Du côté flamand, une centaine de hauts responsables économiques, financiers et intellectuels - le groupe de réflexion In De Warande - ont signé récemment un Manifeste pour l'indépendance de la Flandre en Europe. Pour eux, le modèle belge "n'est pas conçu pour relever les énormes défis culturels, politiques et socio-économiques auxquels la Flandre est confrontée". Qualifiant cette prise de position de "fait politique", Yves Leterme, le ministre-président du gouvernement flamand, a d'ailleurs confié à un hebdomadaire : "Notre solidarité avec les francophones me fait penser à une sorte de sac à dos rempli de pavés que nous devons porter alors que nous sommes engagés dans une course folle et que nous devons être les meilleurs du monde." Près de 1 million de Flamands soutiennent le Vlaams Belang, formation d'extrême droite dont le slogan favori est "België barst !" (Que la Belgique crève !).

La Flandre fourbit d'ores et déjà ses armes pour l'ultime combat qu'elle entend mener en 2007, à l'occasion des prochaines élections législatives. Si ses aspirations ne sont pas entendues - notamment la scission de l'emploi et de la sécurité sociale -, elle est disposée à bloquer la formation de tout gouvernement fédéral, voire à larguer les amarres.

Du côté des Wallons et des Bruxellois francophones - ces derniers représentant quelque 90 % de la population de la capitale -, une unanimité semble se dégager pour refuser toute nouvelle avancée institutionnelle qui transformerait l'Etat en une coquille vide. On voit mal, dans ces conditions, comment le clash fatal pourrait être évité.

En pointant du doigt, dans son allocution de Nouvel An devant les hautes autorités, ceux qui nourrissent un "séparatisme explicite ou feutré", le roi a suscité le mécontentement au nord du pays et relancé le débat sur ses prérogatives. A la tribune du Parlement flamand, le ministre-président Yves Leterme - dont le parti chrétien-démocrate, le CD & V, est en tête dans les sondages - s'est empressé de rappeler qu'aucune entrave ne pouvait être mise au souhait de la Flandre d'évoluer vers une plus grande autonomie. Le CD & V vient d'ailleurs de déposer un projet de "Constitution flamande", avec référence expresse à la "nation flamande".

Une chose est sûre en tout cas. Si la Flandre veut mettre fin à l'Etat belge, on ne voit pas ce qui pourrait l'en empêcher. Elle peut, en effet, fort bien proclamer unilatéralement son indépendance à partir de son propre Parlement, lequel tire sa légitimité du scrutin démocratique. Quant à l'article 1, & 2, de la Charte des Nations unies, il reconnaît le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Si, par la seule volonté flamande, un démantèlement de l'Etat belge devait intervenir à court terme - 2007, c'est demain ! -, la Wallonie se retrouverait dans une situation désastreuse, aucunement préparée à prendre son destin en mains. Il y a bien ce Plan Marshall, que le gouvernement wallon a récemment adopté en vue de redonner souffle à la région. Mais sa concrétisation définitive exigera de nombreuses années et ne pourra se faire sans un profond changement des moeurs politiques.

Au professeur Liénard, le général de Gaulle avait aussi confié : "Tâchez de vous trouver des chefs jeunes qui diront la vérité au peuple et mobiliseront ce qui en reste. (...) J'ai pourtant la conviction que seule leur prise en charge par un pays comme la France peut assurer l'avenir à vos trois à quatre millions de Wallons."

Les Wallons apparaissent aujourd'hui apathiques et résignés. Et cela me peine. J'ai beau chercher. Je ne trouve aucun dirigeant politique wallon actuel capable de mobiliser le peuple pour opérer le sursaut salutaire. Mon désir ardent est que, si elle devait se retrouver seule à son corps défendant, la Wallonie puisse bénéficier d'une nouvelle force visionnaire pour affronter dignement l'avenir.

Le séjour de sept ans que j'ai passé à Paris, au temps de l'adolescence, m'a fait prendre conscience que ma langue et ma culture étaient enracinées au plus profond de l'Hexagone. L'Histoire a commis un faux pas en 1815, lors de la bataille de Waterloo. Et si elle était amenée sous peu à se racheter ?


Page 36 du Journal l’Echo ce 5 mai 2006.


Page 4 du Journal l’Echo ce 6 mars 2006.

Gendebien: Belgique, le dernier quart d'heure?

Paul-Henri Gendebien est plus que jamais convaincu que les Wallons et les Bruxellois ne doivent plus lier leur sort à un Etat en perdition et doivent se préparer à une négociation sur le divorce à l'amiable. Il ajoute que dans cette perspective ils doivent toutefois, dès à présent, internationaliser la question de la fixation des frontières - notamment pour fixer le sort de Bruxelles et des francophones de la périphérie - et refuser de se laisser «convoquer» par la Flandre à la prochaine négociation institutionnelle visant à un découpage du pays «par appartements».

Fondateur du Rassemblement Wallonie-France (RWF), Gendebien a publié aux éditions Labor Belgique, le dernier quart d'heure? En présentant l'ouvrage vendredi, il a souligné qu'il avait ponctué son titre d'un point d'interrogation «par politesse». Son diagnostic de la Wallonie est féroce et il se dit peu convaincu par le plan Marshall.

La Région représente 33% de la population de la Belgique, 18% des investissements, 16%des exportations, 24% du PIB et 46% du chômage, note-t-il. Elle est dirigée par ce qu'il appelle le «pouvoirisme» du PS, dont le but est d'occuper le pouvoir, doublé d'un populisme qui le rend complice du Front national

Paul-Henri Gendebien constate que face à la Wallonie, la Flandre affiche un projet clair et se comporte comme une nation en devenir.


Article de Vincent Peiffer dans le télémoustique du 28 décembre 2005
Quelle excellente analyse!

Dans le courrier des lecteurs du "Soir" de ce 27 décembre, cette lettre bien significative d'un lecteur de Schaerbeek en dit bien plus long que les discours de pensée unique de nos leaders: Rupo, Milquet ou Reynders!

Je travaille depuis plusieurs années dans une banque flamande à Malines, entouré entièrement de collègues flamands. Tous ne sont ni extrémistes, ni foncièrement antifrancophones. Mais la Wallonie, c'est pour eux (déjà) un pays étranger dont le seul intérêt est le tourisme dans les Ardennes. Aucun ne feuillette jamais un journal francophone, ni ne regarde les chaînes télé francophones (la plupart ne sont même plus diffusées sur leur câble), alors qu'ils suivent assidûment des émissions anglaises. Ils ne connaissent de la Wallonie et de Bruxelles que ce que les médias flamands leur en racontent. Tous les jeunes fraîchement engagés parlent l'anglais et l'allemand, mais sont incapables de formuler la moindre phrase cohérente en français. Affirmer que la scission de la Belgique n'est pas une bonne idée, entre autres parce que "la grande majorité des Flamands n'en veut pas" est un leurre. D'abord "la grande majorité", comme partout, est silencieuse et suiveuse. Ensuite, parce que, lorsque l'heure du choix aura sonné, la question ne leur sera pas posée benoîtement. Lorsqu'on leur fera miroiter le bien-être total de la Flandre (la poudre aux yeux), je vous garantis que le sort des francophones pèsera peu dans la balance...


Le président de la section d'arrondissement dans le journal "Le Soir" de ce 5 décembre 2005



Extrait de la rubrique "Courrier des lecteurs" du journal "La Dernière Heure" ce 7 octobre 2005


Extrait de la rubrique "Courrier des lecteurs" du journal la "Dernière Heure" ce 20 mars

Ne nous laissons pas endormir !

Ne sortez pas les drapeaux noir- jaune- rouge trop vite !

Même si le sondage affirme qu'une majorité de flamands ne veulent pas la fin du pays ,ils exigent plus de compétences et votent pour des partis séparatistes (le CD&V est en cartel avec les nationalistes de la NV-A !). Nos "amis" flamands veulent la fin de la solidarité avec les wallons et les bruxellois ,régionaliser les soins de santé ,les allocations familiales ,le chômage ....et c'en est fini de la Belgique ! Ne nous laissons pas endormir par le double langage des flamands. L'état belge soumis à la Flandre ne mérite plus notre confiance, préparons l'après- Belgique.

Philippe Boulanger, Jodoigne


Le courrier de lecteurs de l’hebdomadaire « Ciné-Télé Revue » du 11 mars 2005.

Le couple est mort.


« Voulez-vous conserver la Belgique telle qu’elle est ? »

Sûrement pas ! Je suis wallon du Brabant wallon, j’ai travaillé dix ans à Luxembourg et suis revenu en 1999 à Bruxelles. Je n’ai trouvé depuis mon retour, que mépris et racisme à l’égard des francophones. Cela ne peut plus durer. Nous devons relever la tête ! Ne pas accepter ce mépris ! Tout cela bien sûr, sans jamais utiliser les méthodes et arguments des extrémistes de tout bords qui font honte à l’Humanité. La Belgique, cet état artificiel est moribond et c’est tant mieux ! Je suis intimement convaincu que nos relations avec les flamands seront bien meilleures une fois la fin de Belgique consacrée.

« Avez-vous une solution pour empêcher la mort de la nation ? »

Il ne faut surtout pas empêcher l’inéluctable ! Ne maintenons pas le couvercle sur une casserole en ébullition, … cela explose !

Quant en couple ne s’entends plus (surtout si le mariage fut forcé), il faut que les conjoints se séparent avant qu’ils n’en finissent par se haïr irrémédiablement, ou pire, qu’ils en viennent aux mains.

En guise de conclusion, je voudrais dire à nos amis flamands que je respecte leur désir et leur droit à l’indépendance pour autant qu’il soit exprimé démocratiquement et dans le respect de l’Autre. Je voudrais leur dire « Parlons-nous, séparons nous à l’amiable en vue de mettre fin à cette erreur de l’Histoire ». « Repartons sur des bases plus claires et respectueuses des différences de chacun et vivons ensemble dans la maison européenne », mais débarrassés de la chambre commune qu’on nous a imposée en 1830.

Un destin bien plus grand s’offre à nous, francophones et wallons de ce futur ex-pays. Un destin de bon sens dans un Europe qui se construit. Nous sommes de langue et de culture française. Alors … Qu’attendons-nous … ?

Un lecteur par Internet


Extrait de la rubrique "Courrier des lecteurs" du journal la "Dernière Heure" ce 16 février

Mais où est la démocratie ?

L'extrême droite progresse, mais nos responsables veulent-ils vraiment s'en débarrasser?

Les mesures du style seuil électoral de 5 % n'arrêtent plus depuis longtemps le front national, celui-ci l'ayant déjà largement dépassé. Par contre, les petits partis démocratiques (CDF, RWF...) en souffrent. Les partis traditionnels sont-ils opposés aux idées nouvelles de ces petits partis ?

Et que dire des médias télévisuels francophones gangrenés par les pressions politiques, où ces mêmes petits partis y sont quasiment censurés!

A propos, notre voisin hollandais, réveillé par notre boucan communautaire, a consacré un excellent reportage sur la fin de la Belgique, sans tabou, ne délaissant aucun scénario, qu'il soit séparatiste, fédéraliste ou rattachiste.

Et que dire d'un État qui refuse la visite d'un prix nobel de la paix sur son territoire?

Où est la démocratie ?

Philippe Boulanger.


Jean Flémal nous écrit par courriel ce jour et attire notre attention sur un article en page 7 de l'édition du journal "Vers l'Avenir" de ce 24 janvier.

"Nivelles: visite à Douai"


André Flahaut, Philippe Remy et des représentants de l'association des commerçants ont visité la commune française, engagée dans une importante mutation depuis une vingtaine d'années.

Il est important de se rendre compte sur place des projets concrets, non pas pour les copier mais pour s'en inspirer, indique André Flahaut . Ils ont pu apprécier le dynamisme d'une région, qui, affaiblie par la disparition des charbonnages, s'est lancée dans une vaste politique de reconversion économique...

Les commerçants nivellois sont séduits par leur visite à Douai.

La plate-forme multimodale de Dourges est l'un des nouveaux outils dont s'est doté la région afin d'assurer un second souffle à son économie ... un exemple pour clabecq : le Brabant wallon pourrait s'inspirer de la réussite française pour développer un site qui présente bien des similitudes ...

Jean Flémal.


Extrait du journal "La Dernière Heure" du 23 décembre 2004.

"Oubliez vos intérêts personnels"


Les partis séparatistes (et pas seulement le Vlaams Belang) progressent en Flandre, mais au fond, si les flamands veulent leur indépendance, c'est leur droit! Mais pourquoi, alors que la Flandre veut euthanasier la Belgique, nos dirigeants wallons s'acharnent-ils à son maintien? A qui profite la Belgique à tout prix? Aux wallons? J'en doute en voyant les chiffres insoutenables du chômage en Wallonie,l'état des routes wallonnes, etc ... OU aux intérêts personnels et autres combines de nos élus? C'est par ce manque de vision à long terme qu'est venu le déclin de la Wallonie.

Politiciens! Oubliez vos ambitions personnelles et préparez un avenir à nos enfants dans l'après-Belgique !

Philippe Boulanger, Jodoigne.


Extrait de la rubrique "C'est votre avis" du journal "Vers l'Avenir" du 6 décembre 2004.

Ouvrons les yeux !

Les hommes politiques Flamands (représentants du peuple: nous sommes en démocratie) utilisent et utiliseront tous les moyens possibles pour mettre fin à la Belgique.

Aujourd’hui, la presse flamande tire à boulets rouges sur les propos de Philippe. Hier c’était la Sécu, avant-hier Bruxelles-Hal-Vilvorde, etc. etc. etc. Préparons-nous à l’après Belgique plutôt que de nous lamenter sur un passé à jamais perdu.

Laurent Brogniet, Chaumont-Gistoux


Domaine provincial de Huizingen voor Vlaamingen alleen ? Interdiction de faire un appel dans la langue de Voltaire!

Chantal Fosset et son époux avaient décidé de passer leur dimanche après-midi au Domaine provincial de Huizingen en compagnie de leur petit-fils Thibaut (7 ans) et d'un camarade. La visite est agréable et le soleil généreux. Ce tableau idyllique prend cependant une tournure inattendue lorsqu'au détour d'une allée, Chantal a l'attention attirée par un petit garçon en pleurs. "Ce doit, probablement, être une déformation professionnelle (je suis infirmière en pédiatrie) mais je pars à la rencontre du petit garçon".

Le contact n'est guère évident mais la douceur de sa voix et, sans doute, le savoir-faire, font que Chantal parvient à ses fins. "Entre deux sanglots, il m'a dit qu'il avait perdu sa maman avant de pleurer de plus belle. Je l'ai rassuré autant que je le pouvais sur le chemin qui nous conduisait à l'entrée du Parc."

Français interdit

Le préposé accueille le petit et sa sauveteuse dans un français correct. Rapidement, un appel est lancé au micro, très vite suivi d'un second.

"C'est à ce moment que j'ai réalisé que les 2 annonces avaient été faites en néerlandais. J'ai alors demandé au garde s'il pouvait en faire une autre en français puisque le petit s'exprimait dans cette langue". Il a refusé arguant que s'il faisait une telle annonce, il risquait des problèmes avec la direction; le règlement l'interdit.

Les minutes s'égrènent lentement jusqu'au moment des retrouvailles tant attendues et espérées.

"C'est aberrant! Comment peut-on agir de la sorte ? Il s'agit quand même d'un enfant, pas d'un chien égaré! Qu'on dise alors que ce parc est réservé aux Flamands", termine Mme Fosset.

A méditer ...

Frederick Vancaster - La Nouvelle Gazette - 14/10/2004


Extrait de la rubrique "Vos lettres" du journal "La dernière Heure" du 28 septembre 2004.

Quel acharnement!

J'ai exercé la profession de jardinier. J'ai eu quelques clients en Flandre dont la majorité était des francophones ou d'origine britaniques, italiennes, etc ... Je suppose que la situation est identique pour nos amis chauffagistes francophones.

La vérité est que la Flandre est devenue égoïste et nationaliste à l'extrème! Une preuve de plus de la volonté flamande de pratiquer l'euthanasie de l'Etat belge.

Il est grand temps pour les francophones de se préparer à un autre destin au lieu de pratiquer un pathétique et inutile acharnement thérapeutique

Philippe Boulanger, Jodoigne


Extrait de la rubrique "Vos lettres" du journal "La dernière Heure" du 17 septembre 2004.

Priorité wallonne

Décidément le gouffre se creuse entre les priorités wallonnes et flamandes.

Pour rappel, les résultats des élections du 13 juin: les suffrages du peuple flamand vont aux chantres et promoteurs d'un état autonome flamand. Les partis flamands sont à l'écoute de leurs élécteurs, ce ne sont pas des aventuriers. Croyez-vous scincèrement que si les flamands n'étaient pas d'accord avec les programmes des dits partis, ils voteraient pour eux?

Philippe Boulanger, Jodoigne


Le nationalisme flamand, faux problème ?
Non, M. Di Rupo


©Journal "Le Soir" du 15 septembre 2004
CARTE BLANCHE
de Paul-Henry GENDEBIEN

Ceux qui sont inquiets aujourd'hui ont toutes les raisons de l'être. Un typhon venu du pays flamand menace la survie du gouvernement Verhofstadt II. Il est né du conflit de moins en moins contrôlable entre deux logiques contradictoires, entre d'une part une légitimité nationale flamande en pleine ascension, portée par un Parlement régional dominé par les forces séparatistes majoritaires, et d'autre part une légitimité pseudo-nationale belge en déliquescence soutenue par des partis francophones dépourvus de stratégie et minoritaires.

La Flandre s'est donné des objectifs et pratique la guerre de mouvement. La Wallonie et Bruxelles s'abritent derrière une ligne Maginot en carton-pâte. Elles n'ont pas de projet hormis celui de la perpétuation défensive et obsessionnelle du statu quo dans un État belge où leur poids économique, culturel et politique est de plus en plus léger.

La classe politique francophone a peur. Rentière de l'État belge, elle redoute le naufrage d'un régime qui la nourrit encore. Elle ne veut pas passer pour complice de la disparition d'un Etat. Par-dessus tout, elle craint la déception sinon la révolte d'un électoral fidèle qu'elle a flatté et trompé depuis une décennie en le berçant de douces illusions néo-belgicistes et monarchistes. En se refusant à faire connaître à notre peuple la vraie ambition du mouvement flamand (transformer la nation en État et conquérir Bruxelles), nos partis officiels ont pris un double risque : soit s'engluer dans un mensonge d'État sans issue, soit se contraindre un jour à rendre publique la grande et douloureuse vérité, celle de l'échec historique du fédéralisme belge. Ce dilemme dramatique explique le malaise poignant qui semble paralyser les dirigeants francophones.

Mais aujourd'hui, et il en va de leur crédibilité, ils ne peuvent plus rester suspendus à ce scénario improbable d'une prétendue pacification institutionnelle et d'une « re-Belgique » (!) que Louis Michel vantait il n'y a guère, contre toute évidence. Il y a longtemps que cette posture ne tient plus la route. Le volcan de la sécession flamande ne s'est jamais éteint. Il est désormais en phase d'éruption active et vigoureuse. Et ce n'est pas l'indignation moralisatrice des derniers ayatollahs de l'intégrisme belgicain, tel M. le sénateur Delpérée, qui l'éteindra. Pas plus que les velléités de M. Di Rupo d'inventer une nation francophone belge qui n'existe pas, car ce discours-là ressemble par trop au classique « retenez-moi ou je commets un malheur... »

Rentière de l'Etat belge, la classe politique francophone redoute le naufrage d'un régime qui la nourrit encore

Je n'ose pas imaginer que M. Di Rupo essayerait par là de mettre en boîte l'opinion wallonne et bruxelloise à laquelle il pourrait dire dans quelque mois : « Nous avons dû céder parce qu'il y avait grand péril en la demeure belge. » D'ailleurs, il s'est déjà ressaisi : « ... Je n'ai jamais parlé de nation », ose-t-il déclarer sans rougir dans ce journal, le 13 septembre. Ce qui est vraiment inquiétant, c'est la déclaration en forme d'antique refrain « Basta le communautaire ! Occupons nous des vrais problèmes ! » Ma parole ! Trente ans après, c'est un remake de Paul Vanden Boeynants, c'est un clonage d'Edmond Leburton ! À qui donc, et pourquoi, le président du PS veut-il faire plaisir en tenant ce langage désuet en vertu duquel les faux problèmes «linguistiques» auraient été créés de toutes pièces par un quarteron d'excités... Certes M. Di Rupo, député du Borinage, n'aurait pas tort si par vrai problème, il entendait que la Wallonie est une des lanternes rouges de l'Europe et qu'elle compte autant de chômeurs qu'en Pologne (19 %) et davantage qu'en Slovaquie (16 %).

Le temps n'est plus au trompe-l'œil. L'opinion wallonne et bruxelloise, lentement mais sûrement, commence à reprendre conscience et à s'éveiller. Elle est de moins en moins disposée à digérer de nouvelles capitulations. Les partis francophones ont le devoir de dire enfin la vérité : les concessions n'arrêteront pas le processus de séparation. En 1938, Churchill ne disait-il pas que les reculades face à un adversaire déterminé reviennent à nourrir le crocodile avec l'espoir d'être mangé le dernier...

Proclamer « Basta le communautaire », c'est vraiment la fausse bonne réponse. Car enfin, ne voit-on pas que c'est justement au nom des « vrais problèmes économiques, sociaux et fiscaux » que la Flandre exige de nouvelles avancées institutionnelles ? Et que c'est au nom de la cohérence gestionnaire qu'elle veut ou prétend vouloir davantage de cohérence institutionnelle ? Quarante années d'expériences devraient avoir été suffisantes pour instruire tout un chacun : les francophones n'ont ni la volonté ni la force de s'opposer au nationalisme flamand. Vouloir rester Belges tout seuls, c'est comme vouloir congeler le cours d'un fleuve puissant alors que la grande débâcle printanière a déjà commencé.

Mesdames et Messieurs les responsables de nos partis officiels, soyez les acteurs de notre Histoire et non ses objets passifs et résignés. Cessez d'être les spectateurs désolés mais impuissants de la fin d'une Belgique que nous aurions pu aimer mais dont il faut bien reconnaître qu'elle a déjà un pied dans la tombe. Ayez l'extrême courage de la lucidité. Plutôt que de vous faire jeter à la porte ou d'être contraints de faire vos valises dans la précipitation, choisissez dès aujourd'hui la dignité- Préparez un autre avenir pour la jeunesse de Wallonie et de Bruxelles. Edifiez dès à présent le socle politique et technique de la seule négociation encore possible avec la Flandre, celle qui nous conduira à signer très sereinement un ultime acte notarié, celui de la succession d'État. Étudiez les procédures et les modalités d'un arrangement avec la France.

L'opinion wallonne et bruxelloise est de moins en moins disposée à digérer de nouvelles capitulations

Faites savoir qu'il faudra fixer par voie démocratique (référendums dans les communes contestées) les frontières qui délimiteront à l'avenir les territoires respectifs des deux États héritiers de l'ancienne Belgique, à savoir la Flandre et la France. Indiquez aussi à l'Europe que la volonté des Wallons et des Bruxellois est de collaborer, demain, en bons voisins, avec la République flamande, et d'accueillir encore mieux les institutions européennes.

Ainsi et à ces conditions, vous ne serez pas les jouets des événements, vous aurez donné une solution pacifique et raisonnable à la crise belge, et surtout vous aurez réussi à vous tenir debout.


Extrait de la rubrique "C'est votre avis" du journal "Vers l'Avenir" du 7 août 2004.

Explosief Wallonië: Un humour douteux.

Alors que pourtant de nombreux corps de pompiers flamands se sont déplacés à Ath ce mercredi en solidarité avec leur collègues wallons décédés, un journal flamand - et non des moindres - le Financieel Economische Tijd n'hésite pas à faire de l'humour sur le drame de Ghislenghien.

Dans son édition du samedi 31 juillet, le dessin qui accompagnait l'article relatant les faits tragiques disait: "Explosief Wallonië: daar hebben wij geen Al Queda voor nodig" ... (Explosive Wallonie: là, nous n'avons pas besoin d'Al Qaïda!).

Je ne peux qu'être indignée et scandalisée par cette humour douteux à la limite de la décence pendant que dans les hôpitaux, de nombreux blessés luttent encore contre la mort.

Mireille Michaux, Lillois


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