Discours du Président-fondateur du RWF à Liège ce 21 octobre 2005


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Réunis ici autour du symbole de nos libertés, nous sommes les continuateurs authentiques du mouvement wallon tourné vers la France. Oui, nous osons porter à visage découvert l'héritage de ceux là qui avec les François Simon et les Charles Plisnier, indiquèrent la voie à suivre et entraînèrent en 1945 le vote pour la France qui fut non pas seulement un choix du coeur contre une hypothéqué raison, mais tout à la fois et dans un même élan le choix du coeur et celui de la raison, inextricablement confondus.

Nous sommes là pour le proclamer à nouveau au moment même où se termine en queue de poisson le dérisoire festival « 175 virgule 25 ». Aujourd'hui l'Etat belge poursuit sa marche vers le désordre et la crise de régime se rapproche à grands pas.

Oui le 175 virgule 25 se termine très mal. Il apparaît que la Flandre profonde s'est refusé de fêter ce pseudo-événement.

Décidément il est temps de tirer les leçons de la dernière décennie: Nous sommes devant un double échec, celui de la prétendue pacification communautaire d'une part, celui de l'autonomie politique et économique de la Wallonie» d'autre part.

Ces deux échecs-là, se renforçant l'un l'autre, conduisent tout droit à l’échec historique et fatal du fédéralisme belge lui-même !

En Flandre, l’histoire presse le pas. Déjà le camp des entreprises et du patronat rejoint celui des partis politiques dans une radicalisation nationaliste brutale et cynique mais lucide. Sachez-le, un groupe de Flamands importants, issus du monde des affaires, prépare actuellement un Manifeste en faveur de l'indépendance de la Flandre.

Oui, la Belgique aborde son dernier quart d'heure.

Oui, il faut nous préparer dans la sérénité et dans la détermination à de nouvelles batailles. En cet instant de mémoire historique, puisons des énergies nouvelles dans le souvenir et dans le respect, qui font la force des peuples. Souvenir et respect pour ceux qui ont osé en I945, crier notre désir de liberté, notre besoin de justice sociale, et notre espérance en la France républicaine. N'oublions pas non plus qu'à travers l'élan de 1945 s'exprimait aussi la voix de la Résistance wallonne au nazisme et à sa dictature. C'était la voix du patriotisme wallon. Il y a un an ou deux, un politicien wallon officiel a essayé en vain de salir la mémoire du mouvement wallon en s'en prenant à Georges Thone. Ce politicien ne mérite pas d'être nommé, car il a voulu faire le jeu des ennemis de la Wallonie.

Nous sommes également présents aujourd'hui pour effacer cette volonté de répandre la salissure et assumer nous-mêmes l'honneur et l'espoir des Wallons.

Notre présence est plus que symbolique. Elle répond à une très haute mission alors que nous sommes entourés par le silence assourdissant des autorités wallonnes. C'est donc à nous, au nom de notre peuple, qu'il revient de saluer le Congrès de 1945, événement fondateur de notre histoire, ne fût-ce que parce qu'il été ressenti comme tel par et dans la conscience collective. Aussi, Mes Amis, jurons aujourd'hui de continuer notre combat et tournons-nous vers l'avenir, un avenir français et républicain, un avenir attendu et mérité par la jeunesse de Wallonie.


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